
Des assiettes, des dégustations, des rencontres et beaucoup de passages dans les rues du centre-ville. Samedi 26 et dimanche 27 septembre, le Week-end gourmand du Chat perché a repris possession de Dole pour sa douzième édition.
Après une première journée déjà marquée par une forte fréquentation, les animations se sont poursuivies dimanche sur les différents sites de la manifestation. Au fil du week-end, visiteurs, producteurs, artisans, restaurateurs et chefs se sont croisés autour d’un même fil conducteur : les produits et savoir-faire des territoires.
Cette dimension était déjà mise en avant vendredi soir lors de la soirée inaugurale. Patrick Franchini, président de l’association gourmande du Week-end gourmand du Chat perché, présentait l’événement comme « un grand festival des terroirs, de la gourmandise, du partage et des rencontres ».
Pour cette édition 2026, l’association avait choisi Nelson Monfort comme parrain d’honneur. Le journaliste et commentateur sportif a participé au lancement du week-end avant de parcourir la manifestation.
Devant les invités réunis vendredi soir, il ne cachait pas son enthousiasme. « Ça correspond à tout ce que j’aime dans la vie : le sourire, la gastronomie, le patrimoine, les arts, la culture, la musique », expliquait-il.
Une présence qui s’inscrivait dans une édition construite autour de la rencontre, aussi bien entre le public et les professionnels qu’entre différents territoires.
Charolles et le Beaujolais à la table doloise
Les invités d’honneur 2026 en étaient l’une des illustrations. Charolles et le Beaujolais avaient rejoint Dole avec leurs produits, leurs représentants et leurs spécialités.
« La gastronomie, c’est notre fil rouge dans le Charolais », rappelait Édith Terrier, deuxième adjointe à la Ville de Charolles. Viande charolaise et fromage de chèvre ont notamment permis aux visiteurs de découvrir une partie de l’identité culinaire du territoire.
Quelques stands plus loin, le Beaujolais présentait lui aussi ses productions. L’occasion de rappeler que le territoire ne se résume pas au Beaujolais nouveau, celui-ci ne représentant, selon le représentant de la destination présent lors de l’inauguration, qu’un quart de la production.
Ces échanges entre territoires constituent désormais l’un des marqueurs du rendez-vous dolois. Jean-Baptiste Gagnoux, maire de Dole, soulignait ainsi l’intérêt de nouer chaque année de nouveaux partenariats afin de permettre à la ville de « s’ouvrir sur le reste de la région ».
Le Jura toujours au centre
Cette ouverture n’a pas empêché les produits jurassiens de conserver une place centrale. Vins, produits agricoles et savoir-faire locaux ont accompagné les visiteurs pendant les deux jours.
La Fruitière vinicole d’Arbois faisait notamment partie des acteurs présents. Fondée en 1906 et engagée cette année dans la célébration de ses 120 ans, elle compte, selon son vice-président Jean-Baptiste Lombard, 65 sociétaires exploitant 270 hectares de vignes à Arbois et en Côtes-du-Jura.
Son intervention lors de l’inauguration a aussi permis de rappeler une réalité moins festive : les difficultés rencontrées cette année par la viticulture et plus largement le monde agricole. Un sujet également abordé par Sylvère Say, secrétaire général de la préfecture.
En amont du week-end, le forum des métiers avait également accueilli quelque 700 jeunes. L’objectif : leur permettre de rencontrer des professionnels mais aussi d’autres élèves déjà engagés dans ces formations.
« C’est une manière très concrète de faire découvrir les métiers du tourisme, de l’hôtellerie, de la gastronomie, de l’agriculture », soulignait Nabia Hakkar-Boyer, deuxième vice-présidente au tourisme à la région.
Déjà un regard vers 2027
À peine les derniers plats dégustés que la prochaine édition commence déjà à se dessiner.
Samedi, à l’occasion du banquet des chefs, une passation a permis d’officialiser les deux prochains invités d’honneur du Week-end gourmand du Chat perché : Louhans-Châteaurenaud et Troyes La Champagne Tourisme succéderont en 2027 à Charolles et au Beaujolais.
Avec Louhans-Châteaurenaud, la Bresse et ses spécialités seront représentées, notamment autour de la volaille de Bresse. Troyes et la Champagne apporteront également leur identité gastronomique, avec notamment l’andouillette de Troyes et les spécialités champenoises.
Une annonce qui a refermé cette douzième édition tout en ouvrant déjà la suivante. D’ici là, les images de ces deux journées resteront celles de rues animées, de produits partagés et de rencontres entre ceux qui les fabriquent et ceux venus les découvrir.






































