Pas de cours magistral ni de recette pour devenir le « bon » parent. Lundi 15 septembre, Louhans-Châteaurenaud accueillait la première séance en Bresse de l’atelier collectif “Devenir parent”, porté notamment par la CAF de Saône-et-Loire. Trois familles ont participé à ce rendez-vous encore nouveau sur le territoire. « C’est le début pour nous », explique Romie Marmont, responsable du travail social à la CAF de Saône-et-Loire.
Déjà expérimenté sous cette nouvelle forme dans le Grand Chalon depuis l’année dernière, le dispositif commence ainsi à essaimer. « Ça se déploie sur le secteur de la Bresse », poursuit-elle. Une prochaine séance est programmée le 17 novembre à Cuisery, sur le territoire de Terres de Bresse. Les rencontres doivent tourner entre les intercommunalités afin de tenir compte des contraintes de mobilité en milieu rural.
Le principe tranche avec une réunion d’information traditionnelle. « Ce qu’on ne veut surtout pas faire, c’est avoir un principe d’information descendante. » Face à la multitude de conseils auxquels sont exposés les futurs parents, la CAF privilégie la discussion. L’objectif est notamment de « déconstruire les préjugés autour des parents parfaits ».
31 cartes pour lancer les échanges
Pour libérer la parole, l’atelier s’appuie sur 31 cartes de photolangage. Grossesse, accouchement, retour à la maison, santé du bébé, modes de garde, équilibre entre vies personnelle et professionnelle ou place du couple : les participants choisissent les thèmes qu’ils souhaitent aborder. Ensuite, « au bout de quelques minutes, la parole se libère ».
Pendant environ deux heures, différents professionnels accompagnent les échanges. Selon les séances, des intervenants de la CAF, de la PMI, des crèches, des relais petite enfance ou des collectivités peuvent être présents. Un temps individuel est également prévu pour les interrogations plus personnelles.
Surtout, l’atelier ne prétend pas fournir une méthode universelle. « Il n’existe ni mode d’emploi, ni parent parfait », insiste Romie Marmont. Il s’agit plutôt de partager les expériences, lever les doutes et permettre aux familles d’avancer à leur rythme, sans subir la pression entourant parfois la grossesse et l’arrivée d’un enfant.
Des petits groupes pour faciliter la parole
Les rencontres sont volontairement limitées à moins de dix participants. « Au-delà, c’est compliqué de stimuler les échanges », souligne Romie Marmont. Sur le Grand Chalon, six à huit familles participent généralement aux séances. À Louhans-Châteaurenaud, elles étaient trois pour cette première, avec l’objectif de faire progressivement connaître l’action en Bresse.
Par ailleurs, le dispositif ne concerne pas uniquement une première grossesse. Les familles attendant un deuxième ou troisième enfant peuvent participer, tout comme de jeunes parents. Les futures mamans peuvent aussi venir en couple ou accompagnées de grands-parents. Cette diversité permet de confronter les expériences et les interrogations.
Gratuits et sur inscription, ces ateliers doivent désormais s’installer progressivement en Bresse. Les participants peuvent même revenir lors d’une autre séance si de nouvelles questions apparaissent. Une ouverture qui correspond à la philosophie du dispositif : « Le devenir parent, c’est perpétuel. »
























