Ain. Une campagne fiscale entre sécurisation et simplification

Depuis le 9 avril, la campagne de déclaration des revenus est lancée. Dans l’Ain, les services des finances publiques misent sur la sécurité et la pédagogie pour faciliter les démarches. Entre calendrier, nouveautés et évolution des usages, l’enjeu reste de rendre l’impôt plus lisible.

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Près de 108 000 déclarations papier seront encore envoyées dans l’Ain en 2026, un chiffre en nette baisse lié à la progression du numérique.

La déclaration en ligne est ouverte jusqu’au 21 mai à 23h59 dans le département. Pour le papier, la date limite est fixée au 19 mai, comme dans le reste du pays. Les avis seront ensuite disponibles fin juillet, puis envoyés jusqu’à fin août. « L’objectif est d’étaler les flux pour mieux accompagner les usagers », explique Vincent Bonardi, directeur départemental des finances publiques de l’Ain.

Dans le département, les recettes d’impôt sur le revenu progressent, passant de 683 à 748 millions d’euros. Le nombre de foyers fiscaux augmente, avec un taux de foyers imposables de 54,33 %, supérieur à la moyenne nationale. Près de 68 % des déclarations sont réalisées en ligne. « On observe une appropriation croissante des outils numériques », souligne Sylvain Chevrot, directeur adjoint de la DDFIP de l’Ain.

Les sollicitations reculent légèrement, avec environ 56 000 contacts lors de la dernière campagne. Un signe d’autonomie accrue. « Aujourd’hui, près de 80 % des usagers n’ont pas besoin de nous contacter », précise Guillaume Laroucau, responsable de la gestion fiscale.

Une simplification progressive

Les nouveautés restent limitées. La fiscalité des meublés de tourisme évolue, avec un abattement ramené à 30 % pour les logements non classés. L’objectif est de rééquilibrer le marché locatif.

L’accent est surtout mis sur les outils. L’application mobile poursuit sa progression et permet de déclarer ou consulter en quelques clics. « C’est une évolution naturelle des usages », indique Sylvie Bergnaud, directrice du pôle gestion fiscale.

En parallèle, l’administration adapte son langage. Le moteur de recherche évolue vers des requêtes plus naturelles. « On veut que chacun comprenne sans maîtriser le vocabulaire fiscal », insiste-t-elle.

Un accompagnement maintenu

Malgré la dématérialisation, l’accueil physique reste central. Dans l’Ain, 45 points de contact sont proposés, dont 39 en maisons France Services. Téléphone, messagerie et rendez-vous complètent le dispositif.

La qualité de service demeure un enjeu. Le taux de satisfaction atteint 82 %. « On distingue la contrainte fiscale du service rendu », analyse Vincent Bonardi.

La stratégie repose sur un équilibre entre numérique et proximité. « L’idée est de proposer des solutions adaptées à chacun », résume Sylvain Chevrot.

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