Salins-les-Bains. Les démolitions de l’ilôt Princey n’ont pas dit leur dernier mot

À mesure que les bâtiments disparaissent, l’état de ceux qui restent se révèle plus préoccupant que prévu. À Salins-les-Bains, la deuxième phase de l’opération « Princey » doit s’achever début octobre, mais elle conduit déjà la municipalité à revoir une nouvelle fois ses plans.

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Le devenir de l’îlot Princey doit désormais être repensé à partir des constats effectués pendant les travaux.

« Je croise des Salinois qui pensent qu’on est en plein milieu du chantier alors qu’il est terminé. Les entreprises s’en vont, elles démontent et rangent. » Le constat du maire Mikaël Yanardag résume à lui seul le paradoxe de l’îlot Princey. Alors que la deuxième phase de démolition touche à sa fin, le site donne encore l’impression d’un chantier inachevé. Et surtout, ce qui apparaît derrière les bâtiments démolis n’incite guère à envisager une simple réhabilitation de ceux qui restent.

Les travaux ont en effet confirmé les craintes sur l’état du bâti. « Le résultat est dégradé visuellement, ça laisse apparaître un état préoccupant du bâti qui reste », relève le maire. Les maçonneries mises au jour sont en très mauvais état et certains planchers, épais jusqu’à 80 cm, renferment un assemblage de bois, de gravats et de sable destiné à compenser les affaissements. Dans ces conditions, un projet de réhabilitation apparaît « totalement improbable ».

Îlot Princey en démolition, bâtiments éventrés à Salins-les-Bains

Le projet repart donc sur de nouvelles bases

Ce constat bouleverse les orientations retenues en 2023, qui avaient conduit à envisager la conservation de plusieurs immeubles. La municipalité propose désormais d’aller plus loin dans la démolition, avec les bâtiments 45, 47A et 49A, dans la partie nord de l’îlot. L’espace ainsi libéré pourrait ensuite faire l’objet d’un nouvel aménagement, dont les contours restent à définir.

Cette nouvelle étape pose aussi la question de la grande structure métallique installée rue de la Liberté. Son avenir sera étudié en fonction des choix à venir. « On pensait que la structure métallique était provisoire mais si on l’enlève, les immeubles tombent », explique Mikaël Yanardag.

Reste surtout le cas de l’hôtel Choderlos de Laclos, au 39B. Déjà maintenu par de nombreux étais, ce bâtiment présente encore des désordres importants, notamment un risque de basculement de la façade vers la rue Gambetta. Son inscription aux monuments historiques en 2023 complique encore les interventions. De nouvelles études vont être lancées pour déterminer comment le conforter durablement, avec deux possibilités : maintenir ou démolir l’immeuble voisin, le 41. Cette dernière hypothèse est privilégiée à ce stade, à condition que son coût reste acceptable.

Pour avancer, le conseil municipal a validé le lancement conjoint de ces deux phases auprès du SIDEC. Les honoraires de mandataire représentent 36 845 euros HT. Quant à l’aménagement futur de l’îlot, il reste encore à écrire.