
L’heure est au bilan du côté de Charles-Mathon. Quelques jours après l’élimination en demi-finale de Pro D2 sur la pelouse de Vannes, Dougal Bendjaballah a dressé un constat globalement positif de la saison écoulée. Un exercice qui devait avant tout permettre à l’US Oyonnax de retrouver son identité après une année compliquée.
« L’objectif, c’était de redorer le blason », résume le président. Mission accomplie selon lui, avec une quatrième place en phase régulière et une qualification pour le dernier carré du championnat.
Le dirigeant met notamment en avant l’état d’esprit affiché par son groupe. Malgré plusieurs défaites frustrantes en début de saison, souvent concédées sur des écarts minimes, les Oyomen ont conservé leur cohésion. « J’ai trouvé un groupe solide et solidaire », souligne-t-il.
Pour expliquer ce rebond, Dougal Bendjaballah insiste sur le travail du staff emmené par Fabien Cibray, mais également sur l’influence du capitaine australien Phoenix Battye, dont l’expérience et le leadership ont contribué à fédérer le vestiaire.
Les chiffres confirment cette progression. Avec plus de 1 000 points inscrits et 130 essais marqués, l’USO a terminé avec la deuxième meilleure attaque de Pro D2. Sa quatrième défense du championnat lui a également permis de retrouver les phases finales après une saison précédente beaucoup plus délicate.
Une base solide pour viser plus haut
Le président estime aujourd’hui que le club dispose d’un socle intéressant pour la suite. Plusieurs rencontres perdues dans les dernières minutes ont toutefois laissé des regrets, notamment lors des premiers blocs de championnat. « Une grande équipe va chercher les matchs qu’elle doit gagner à l’extérieur », analyse-t-il.
L’effectif a néanmoins retrouvé une stabilité qui faisait autrefois la force du club. La continuité accordée au staff et à une grande partie du groupe apparaît comme l’un des principaux motifs d’optimisme à l’aube de la prochaine saison. Mais au-delà des résultats sportifs, c’est un autre constat qui préoccupe désormais le président.
Le Jura dans le bassin de développement de l’USO
La demi-finale de Pro D2 disputée à Vannes a marqué les esprits. Plus encore que le résultat, c’est l’engouement populaire observé en Bretagne qui a interpellé le dirigeant oyonnaxien.
« Toute la région vivait pour le rugby », constate-t-il. Une réalité qui contraste avec la situation de l’USO, dont le barrage à domicile n’a réuni qu’un peu plus de 5 000 spectateurs malgré l’enjeu sportif. « On ne peut pas accepter de jouer un quart de finale devant à peine 6 000 personnes », regrette-t-il.
Face à cette érosion progressive de l’affluence, le président souhaite désormais élargir le rayonnement du club. Il évoque notamment le bassin de Gex, fort de plus de 100 000 habitants et situé à moins de quarante minutes du stade. Une réflexion qui concerne plus largement l’ensemble des territoires situés dans la zone d’influence de l’USO, dont le Jura fait naturellement partie.
Pour de nombreux habitants du Sud-Jura, de Saint-Claude ou encore de Lons, Oyonnax demeurent en effet le club professionnel le plus proche. Un potentiel que le président estime encore insuffisamment exploité, tant auprès des spectateurs que des entreprises.
Le message vaut également pour les partenaires économiques. Si l’USO entend conserver des ambitions sportives élevées, Dougal Bendjaballah rappelle que l’avenir du club ne pourra reposer sur une seule personne. « Un club peut survivre grâce à un homme, mais il ne peut pas progresser grâce à un homme », conclut-t-il.
Retrouvez l’article en son intégralité sur notre site internet dès le 15 juin.

























