Bletterans. Corentin Baudet, la passion du vélo au service des autres

À 22 ans, le Jurassien espère participer à la cyclosportive organisée en marge du Tour de France Femmes. Pour prendre le départ, il doit d'abord réunir 850 euros au profit de Mécénat Chirurgie Cardiaque.

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Bletterans Corentin Baudet dons
À 22 ans, Corentin Baudet veut relever un défi sportif au profit de Mécénat Chirurgie Cardiaque.

Le 6 août, des milliers de cyclistes amateurs s’élanceront sur les routes du Mont Ventoux, au lendemain du passage des professionnelles. Parmi eux, Corentin Baudet espère bien décrocher son dossard. Pas grâce à un chrono ou à une qualification, mais en réunissant 850 euros de dons au profit de Mécénat Chirurgie Cardiaque. Un défi à la fois sportif et solidaire, qui donne une tout autre dimension à cette aventure. « Courir pour soi, c’est bien. Mais si on peut courir pour des enfants, c’est toujours mieux », résume le jeune homme de 22 ans.

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Le Bletteranois n’a pourtant rien d’un professionnel. Licencié au Guidon bletteranois, il pratique le cyclisme en compétition depuis près de huit ans. « C’est ma passion numéro un », glisse-t-il avec le sourire. Derrière les entraînements, les compétitions et les kilomètres avalés se cache surtout l’envie de vivre, l’espace d’une journée, ce que ressentent les championnes sur les routes du Tour.

Pour lui, cette cyclosportive représente bien plus qu’une simple course. Les participants empruntent exactement le parcours de l’étape professionnelle, dans des conditions proches de celles des meilleures coureuses. Routes fermées, ravitaillements, sécurité, arches officielles… « On repart avec plein de souvenirs. C’est un peu notre Tour de France à nous », raconte Corentin Baudet.

Un abandon qui renforce sa motivation

Cette envie s’est encore renforcée le 19 juillet. Le Jurassien participait à l’Étape du Tour masculin entre Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez, considérée comme l’une des plus exigeantes jamais proposées. Après 170 kilomètres et plus de 5 400 mètres de dénivelé, il a dû mettre pied à terre avant le dernier col. Une décision difficile, mais assumée. « J’étais déçu, mais il faut savoir s’écouter. Ça ne valait pas le coup de prendre des risques. »

Loin de le décourager, cet abandon nourrit désormais son ambition. « Ça me motive encore plus à courir pour cette association », assure-t-il. Son quotidien est rythmé par les sorties avec son club, les courses régionales et les entraînements en montagne. Mais il refuse de perdre de vue l’essentiel. « Il faut prendre du plaisir toute l’année. Sinon, on finit par se dégoûter. »

Étudiant en STAPS puis en master MEEF pour devenir professeur d’EPS, Corentin Baudet voit également dans cette aventure une expérience humaine. « Ça rend humble face à l’effort. Ça rappelle qu’on atteint tous parfois nos limites. » Une philosophie qu’il espère transmettre un jour à ses futurs élèves.

Jeune cycliste sur route, portrait en extérieur
La cyclosportive permettra aux amateurs de rouler sur le parcours des professionnelles. Crédit photo : @nip.cycling

850 euros à réunir avant le départ

Reste désormais l’obstacle le plus important : atteindre la somme nécessaire pour valider son inscription. Les 850 euros demandés financent directement les opérations d’enfants atteints de malformations cardiaques et soignés en France grâce à Mécénat Chirurgie Cardiaque. « Même si je ne participe pas, les dons iront quand même à l’association. Rien ne me revient. »

Pour y parvenir, le jeune cycliste multiplie les démarches. Il sollicite ses proches, son club, contacte des entreprises et partage sa cagnotte sur les réseaux sociaux. Les réponses positives restent encore timides, mais sa détermination, elle, ne faiblit pas. « Ça vaut le coup de se battre pour la bonne cause. Ça donne beaucoup plus de sens à ce que je m’apprête à faire. » Si son défi commence sur un vélo, c’est bien la solidarité qu’il espère voir franchir la ligne d’arrivée.