Rugby. Billetterie, ambiance, sécurité : immersion dans les coulisses du barrage de l’US Oyonnax face à Valence/Romans

L’effervescence a gagné chaque recoin de Charles-Mathon. Derrière les joueurs, ce sont aussi des dizaines de salariés, bénévoles et prestataires qui se sont activés depuis la victoire face à Aurillac, et la qualification en barrage d’accession. Focus sur les personnes de l’ombre, mais ô combien essentielles.

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Le stade Charles-Mathon s’apprête à vibrer ce jeudi soir. C’est tout un stade qui va pousser pour emmener les Oyomen au stade de la Rabine, à Vannes pour la potentielle demi-finale.

Le compte à rebours touche à sa fin à Charles-Mathon. Ce jeudi soir, l’US Oyonnax dispute un barrage décisif face à Valence/Romans, avec une place dans le dernier carré en ligne de mire. Mais avant même le coup d’envoi, c’est tout un club qui s’est mis en ordre de bataille pour préparer ce rendez-vous capital.

Dans les bureaux de la billetterie, Alice et son équipe enchaînent les journées à un rythme soutenu. « Là, c’est comme si on faisait une mini campagne d’abonnement en quatre jours », résume la responsable billetterie du club. Car pour un match de phase finale, tout repart à zéro : abonnés, partenaires et supporters doivent reprendre leur place pour assister à la rencontre.

Au fil de ce mardi 19 mai, les supporters ont défilé au stade Charles-Mathon pour réserver leurs places.

Avec des délais très courts et une affiche programmée un jeudi soir, le défi est de taille. « Notre pic de fréquentation, on le fait souvent dans les 24 heures avant le coup d’envoi », explique-t-elle. En parallèle, le club prépare aussi l’expérience autour du match : DJ sur le parvis, buvettes extérieures, animations et show lumineux doivent permettre de faire monter l’ambiance avant même l’entrée des joueurs sur la pelouse.

Une semaine sous haute intensité

Dans les coulisses du stade, Christophe, référent stade et sécurité, pilote lui aussi une organisation millimétrée. « Le couteau suisse », sourit-il pour définir son rôle. Gestion de la sécurité, coordination technique, stocks, accueil ou encore suivi des installations : les missions s’enchaînent à quelques heures d’un rendez-vous hors normes.

Les phases finales impliquent notamment la mise en place du « clean stadium », imposé par la Ligue nationale de rugby. Certains panneaux partenaires doivent être masqués afin de laisser place aux sponsors officiels de la compétition. « Ça nous prend énormément de temps », reconnaît-il. Le dispositif télévisuel est également renforcé pour ce barrage, avec près de 35 techniciens attendus autour de la retransmission.

Le principal défi reste toutefois le temps. Entre la fermeture tardive du stade après le dernier match et cette nouvelle rencontre organisée seulement quelques jours plus tard, les équipes ont dû accélérer tous les processus. « En six jours, il faut se projeter dans une nouvelle compétition », rappelle Christophe.

Un “clean stadium” qui doit passer par le recouvrement d’espaces publicitaires, non acceptés par la Ligue Nationale du Rugby.

« Faire vivre quelque chose d’unique »

Pour Julien, le speaker de Charles-Mathon, l’objectif est clair : transformer cette soirée en véritable événement. « On a un stade à faire vivre », insiste-t-il. Depuis plusieurs jours, il travaille sur le conducteur du match, les animations et les temps forts qui rythmeront l’avant-match et la mi-temps.

Le club a prévu notamment un important show lumineux ainsi qu’une arrivée des joueurs particulièrement travaillée, avec fumigènes, drapeaux et animations pour faire monter la pression avant le coup d’envoi. « Il faut que les gens se disent : si je viens au stade, je vais vivre quelque chose d’unique », explique-t-il.

Au-delà du spectacle, tous rappellent aussi l’importance du public dans ce type de rendez-vous. « Le 16e homme va être déterminant », glisse Julien. Une conviction partagée dans tout le club, où chacun espère voir Charles-Mathon pousser l’USO vers une nouvelle étape de son aventure en phases finales.