Lons-le-Saunier. Une cheminée de 41 mètres disparaît du paysage

Symbole du réseau de chaleur depuis 1970, l’ancienne cheminée au fioul lourd est en cours de démantèlement. Un marqueur de la transition énergétique engagée à Lons-le-Saunier.

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La cheminée historique était utilisée comme installation de secours. Crédit photo : Guillaume Rochon RCF Jura

La silhouette faisait partie du paysage lédonien depuis plus d’un demi-siècle. mardi 9 juin, la cheminée historique du réseau de chaleur de Lons-le-Saunier a été démontée. Haute de 41 mètres et mise en service en 1970, elle était associée à la chaufferie fonctionnant au fioul lourd. « C’est un vrai moment d’histoire ici. C’est l’histoire de notre réseau de chaleur », a souligné le maire Cyrille Brero. Désormais utilisée uniquement comme installation de secours, elle ne correspondait plus au mix énergétique actuel. « Aujourd’hui, le fioul lourd, c’est terminé », a insisté l’élu, rappelant que le réseau repose désormais à « 85 % sur des énergies renouvelables ».

À terme, elle sera remplacée par une cheminée de 21 mètres, reliée à une nouvelle chaufferie de secours fonctionnant principalement au gaz et au fioul domestique. Pour Clémentine Noirard, directrice déléguée régionale d’ENGIE Solutions, cette opération illustre la transformation engagée depuis plusieurs années : « Vous activez la décarbonation du territoire. C’est important que l’on puisse produire localement et réduire notre dépendance aux énergies fossiles. »

Un réseau en pleine expansion

Cette disparition accompagne surtout l’extension du réseau de chaleur actuellement en cours dans la ville. Les travaux, qui doivent s’achever fin août, permettront de raccorder 64 bâtiments supplémentaires et près de 700 logements. Parmi eux figurent notamment l’hôpital, plusieurs établissements scolaires, des services publics et des copropriétés. Selon la municipalité, les abonnés pourront bénéficier d’un coût de chauffage inférieur d’environ 30 % à celui des énergies fossiles traditionnelles. Un argument qui explique, malgré les perturbations liées aux chantiers, l’acceptation globale du projet par la population.