Jura. Depuis Prémanon, ces deux sœurs partent direction le Cap Nord pour une boucle de 7 500 km

Samedi 13 juin, Sandy et Stella Sotorra, deux soeurs dijonnaises, partiront pour une course de 7 500 km, la Baltic Sea Circle, direction le Cap Nord. Si le départ officiel s'effectuera depuis Hambourg, un départ anticipé aura lieu le 9 juin à l'Espace des Mondes polaires de Prémanon.

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Stella et Sandy Sotorra partiront direction le Cap Nord à bord d'une Suzuki SX4.

7 500 km, trois semaines de voyages et neuf pays traversés, de l’Allemagne à la Scandinavie en passant par les pays baltes : l’aventure fait saliver rien qu’en évoquant les chiffres. C’est le défi que se sont lancé deux sœurs dijonnaises, Stella et Sandy Sotorra, qui partiront depuis Hambourg samedi 13 juin. « C’est notre premier gros projet, même si on a l’habitude de partir en voyage. En général, on part plutôt en sac à dos, en canoë ou en itinérance vélo. Cette année, on voulait avoir un peu plus de temps disponible », explique l’ainée Stella. Alors les deux sœurs ont pensé au rallye, en voyant de nombreux copains partir à l’assaut du 4L Trophy ou de l’Europ Raid. « J’ai commencé à creuser un peu les courses et, nous, on est plutôt montagne et froid que sable et grande chaleur. J’ai trouvé le Baltic Sea Circle, qui colle à nos envies en faisant le tour de la mer baltique jusqu’au Cap Nord », raconte la gestionnaire d’espaces naturels.

Tente de toit installée en pleine nature nordique
Les aventurières dormiront dans une tente de toit durant les trois semaines d’aventure.

Un rallye par point et sans GPS

Les deux sœurs seront les seules représentantes françaises, parmi les 90 participants. « Comme le départ est d’Hambourg, c’est pas très connu en France. Il y a plutôt des Allemands, des Danois, des Suédois, des Tchèques, des Suisses, et même un couple d’Américains », renseigne Stella. Entre toutes ces nationalités, l’aventure et la camaraderie devraient prendre le pas sur la compétition. « Ce qu’on aime avec ce rallye, c’est que ce n’est pas une question de vitesse. C’est des missions façon Pékin-Express : se prendre en photo devant la statue du village, ramener du sable de telle plage, fabriquer une spécialité locale… Ça ramène des points et c’est l’équipe qui aura le plus de point qui montera sur le podium à Hambourg », explique la participante. Pour leur première participation, l’objectif n’est clairement pas sportif pour les deux sœurs : « On ne vise pas le podium, on vise de finir la boucle et de rentrer avec la voiture ».

Stella observe au loin avec des jumelles
Stella sera le radar à faune sauvage et la chargée d’orientation durant la course.

Car la tâche ne sera pas aisée : entre soucis mécaniques et absence de GPS pour se guider, l’expédition promet quelques galères. « L’absence de GPS, ça rajoute du challenge, un peu de piment. Moi, j’aime bien utiliser les cartes papiers, à l’ancienne. Sandy est moins calée en orientation, mais on verra comment on s’organise en relais, en faisant pilote et co-pilote en fonction des routes, pour ne pas trop se perdre ». Car chaque kilomètre va compter, dans un budget serré : « Il y a la participation au rallye et la partie liée à la voiture, mécanique entretien, et le carburant. Sur plus de 9 000 km, ça va nous faire quelques pleins », projette Stella.

Sandy filme l’aventure avec une caméra en extérieur
Sandy sera la photographe et reporter de l’expédition.

De nombreux partenaires jurassiens

Pour financer la course, les deux sœurs ont fait appel à des partenaires, dont de nombreux jurassiens : la Boissellerie du Hérisson, la Station des Rousses, l’office de tourisme de Morez, et l’espace des mondes polaires de Prémanon. C’est depuis celui-ci que les Dijonnaises réaliseront leur départ anticipé, mardi 9 juin, portant les 7 500 km à 9 500 km. « Les scolaires du coin seront présents, et on leur écrira depuis le Grand Nord, le village du Père Noël », s’enthousiasme Stella. Pour ceux préférant des nouvelles numériques plutôt qu’épistolaires, Sandy Sotorra racontera le parcours en direct depuis leur compte Instagram. « Elle est reporter professionnelle, elle documentera toute l’aventure. On aura aussi une balise GPS, installée par la course. Si vous voyez qu’on est bloquées quelque part, c’est soit qu’on s’est arrêtées manger des glaces, soit qu’on est en beug technique ».