
Après une première séquence à Besançon dans la matinée, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a poursuivi sa visite en Bourgogne-Franche-Comté par une étape à Dole. Un déplacement placé sous le signe du logement et de l’habitat, avec d’abord une visite du chantier de la future résidence du Val d’Amour, portée par Grand Dole Habitat.
Cette opération de reconversion d’un ancien foyer pour personnes âgées du CCAS doit donner naissance à une résidence intergénérationnelle mêlant logements pour seniors autonomes, étudiants et jeunes actifs. Le programme prévoit notamment 22 logements Locizy pour les moins de 30 ans et 35 logements Sérénitis destinés aux personnes âgées autonomes.
L’ensemble représente un investissement global de plus de 8,2 millions d’euros et s’inscrit dans une logique de sobriété foncière, avec la réhabilitation d’un bâtiment existant plutôt qu’une artificialisation supplémentaire des sols.
Autour du ministre, plusieurs élus locaux avaient fait le déplacement, parmi lesquels le maire de Dole Jean-Baptiste Gagnoux, le préfet du Jura Pierre-Édouard Colliex, le sous-préfet Hugues Alladio, les députées Justine Gruet et Danielle Brulebois, le sénateur Clément Pernot ou encore le président du Département Gérôme Fassenet. Des représentants du secteur du bâtiment et du logement, comme Pierre Worms, président de la Fédération française du bâtiment du Jura, participaient également aux échanges.
« Le logement est un sujet local »
À l’issue de la table ronde organisée à Dole, Vincent Jeanbrun a insisté sur la nécessité d’adapter les politiques publiques aux réalités de chaque territoire. ” Chaque territoire a sa réalité”, a-t-il expliqué, rappelant que les problématiques rencontrées à Dole différaient de celles évoquées le matin même à Besançon.
” Ici, à Dole, ce n’est pas le foncier qui manque. Au contraire, il y a la volonté de construire, mais il manque parfois des opérateurs pour venir produire du logement”, a-t-il souligné, assurant vouloir accompagner les collectivités locales afin de faire émerger de nouveaux projets immobiliers.

Le ministre a également défendu les grandes orientations du futur projet de loi « Relance Logement », annoncé par le Premier ministre. Celui-ci doit notamment reposer sur trois axes : un « choc d’investissement », un « choc de simplification » et un « choc de confiance ».
Le texte prévoit notamment de faciliter la construction de logements grâce à des zones d’accélération pilotées par les maires et les préfets, mais aussi de renforcer le rôle des collectivités dans les politiques locales de l’habitat. “Le logement, par nature, c’est un sujet local. On doit confier la responsabilité au local”, a martelé Vincent Jeanbrun.
La question sensible des passoires énergétiques
Le ministre a aussi été interrogé sur la question des logements classés F ou G, particulièrement nombreux dans certains territoires ruraux comme le Jura ou le Doubs. Vincent Jeanbrun a confirmé la volonté du gouvernement d’assouplir temporairement certaines règles afin d’éviter une sortie massive de logements du marché locatif.

“On ne peut pas annoncer l’ambition de produire deux millions de logements supplémentaires d’ici 2030 et laisser sortir du marché locatif 700 000 logements”, a-t-il estimé. Le gouvernement souhaite ainsi permettre le maintien en location de certains biens à condition que des travaux de rénovation énergétique soient engagés.
Le ministre a également évoqué la future « banque de la rénovation énergétique », pensée comme une plateforme permettant de rapprocher copropriétés et établissements bancaires afin de faciliter le financement des travaux.























