La campagne sénatoriale est désormais officiellement lancée dans l’Ain. Le site du ministère de l’Intérieur fait apparaître sept listes, avec des sensibilités politiques allant de La France insoumise à Reconquête, en passant par le Parti socialiste, Renaissance ou Les Républicains.
La liste « L’Ain au cœur » est conduite par Véronique Baude, pour Les Républicains (LR). Elle associe notamment le sénateur sortant Patrick Chaize. La sénatrice sortante Florence Blatrix-Contat mène de son côté la liste « Agir ensemble pour l’Ain et ses communes », soutenue par le Parti socialiste et ses alliés, hors LFI. Députée Renaissance, Olga Givernet conduit la liste « Demain se vit dans l’Ain », sous l’étiquette Renaissance. Autre candidate sortante, Sylvie Goy-Chavent se présente avec la liste « Unis pour l’Ain 2026 », sous l’étiquette divers droite. À droite de l’échiquier, Thibault Dumas mène la liste « À la reconquête de l’Ain », présentée par Reconquête. À gauche, Lola Huguet conduit la liste « Faisons entrer le programme du Nouveau Front Populaire au Sénat », portée par La France insoumise (LFI). Enfin, une septième liste est venue s’ajouter au scrutin la liste « Campagne de l’Ain 2026 » menée par Jean-François Thierry, qui se présente comme indépendant, sous l’étiquette divers droite. Cette candidature constitue la dernière liste déposée dans le département.
Un scrutin proportionnel plurinominal
Contrairement aux élections municipales, départementales ou législatives, les sénateurs ne sont pas élus directement par l’ensemble des électeurs. Dans l’Ain, ce sont 1 955 grands électeurs qui voteront le dimanche 27 septembre. Ce collège est composé à 95 % de délégués des conseils municipaux auxquels s’ajoutent les conseillers départementaux, les conseillers régionaux élus dans le département ainsi que les députés et sénateurs. Le poids des élus locaux explique pourquoi le Sénat est régulièrement présenté comme la « chambre des territoires ».
Dans l’Ain, trois sièges sont à pourvoir. Le département applique un scrutin proportionnel plurinominal à un tour, avec répartition des sièges selon la règle de la plus forte moyenne. Les sièges sont ainsi attribués aux différentes listes en fonction des suffrages qu’elles ont obtenus.
Chaque liste de cinq candidats titulaires, composée alternativement d’hommes et de femmes, peut ainsi obtenir un, deux, voire la totalité des sièges, comme n’en remporter aucun. Les nouveaux représentants au Palais du Luxembourg sont élus pour six ans à la suite de ces élections.



























