Ce mardi 18 août marque une date bien particulière sur le calendrier de certaines familles. À deux semaines de la rentrée, l’allocation de rentrée scolaire arrive sur les comptes des bénéficiaires. Pour Anne-Lise, maman d’une adolescente qui entre en seconde, le calendrier des achats s’est organisé autour de ce versement. « J’ai spécifiquement attendu qu’elle tombe » indique-t-elle.
Le coup de pouce est loin d’être anodin. Pour cette rentrée 2026, l’allocation atteint 426,87 euros pour un enfant de 6 à 10 ans, 450,41 euros entre 11 et 14 ans et 466,02 euros entre 15 et 18 ans. Son attribution dépend toutefois des ressources du foyer. Avec un enfant à charge, les revenus 2024 ne doivent par exemple pas avoir dépassé 28 956 euros. Le plafond monte à 35 638 euros avec deux enfants et 42 320 euros avec trois.
Pour les bénéficiaires ayant un enfant de 6 à 15 ans, aucune démarche n’est généralement nécessaire. Pour les 16-18 ans, la scolarité doit en revanche être déclarée. Mais toutes les familles n’entrent pas dans les critères. Virginie et Aurore, elles, n’ont pas spécifiquement attendu cette date. Elles savent qu’elles ne toucheront pas l’allocation.
Avant les rayons, direction les placards
Alors, avant même de pousser un chariot, premier réflexe : faire l’inventaire. Chez Virginie, dont la fille entre en cinquième, cahiers, feutres, crayons de couleur, rapporteur, règle et même cartable peuvent repartir pour une année. Seul ce qui manque rejoint la liste de courses. Au total, elle estime ses achats à environ 50 euros.
Même rituel chez Aurore, maman de deux garçons en CE2 et grande section. Les stocks sont encore limités, mais colle et crayons de couleur de l’année passée reprennent du service. « Je regarde particulièrement les prix, même si je fais quand même attention à la qualité. » Une stratégie qui lui permet de contenir la dépense autour de 30 euros.
Puis vient le moment de parcourir les rayons. De Besançon à Pontarlier, en passant par Dole et Lons-le-Saunier, les enseignes alignent promotions et gammes premier prix. Et les écarts se creusent surtout selon les marques choisies. Un cahier premier prix 24 × 32 cm peut être proposé à moins d’un euro quand une référence de grande marque coûte plusieurs euros.
Comparer pour faire durer le coup de pouce
Anne-Lise a, elle, multiplié les magasins pour profiter des bonnes affaires. Avant cela, mère et fille avaient également passé en revue les fournitures conservées : feuilles, classeurs, trousse ou porte-vues. Pour le reste, pas question de s’attacher systématiquement aux marques. « Je m’en fiche un peu du prix, je prends le moins cher, même l’agenda », glisse sa fille. La facture atteint finalement une cinquantaine d’euros.
Car l’allocation ne sert pas uniquement à acheter stylos et cahiers. La rentrée entraîne de nombreuses autres dépenses : cantine, activités périscolaires ou encore frais liés à la scolarité. D’autres dispositifs peuvent alors compléter l’ARS, notamment les bourses des collèges et lycées ou certaines aides locales.
C’est finalement là que se joue l’équation de cette rentrée. Réutiliser, comparer, profiter des promotions et, pour ceux qui y ont droit, compter sur les aides. Car une fois le cartable rempli, d’autres dépenses attendent encore les parents. Anne-Lise le résume : « Ce n’est pas tant les fournitures qui coûtent cher, mais tout ce qui va avec. »


























