Bresse Louhannaise. « On nous demande l’impossible et on le fait » : la question des transports scolaires fait débat

Lors du conseil communautaire de Bresse Louhannaise Intercom, le 10 juin à Vincelles, plusieurs élus ont débattu autour d'une nouvelle délégation de compétences demandée par la Région concernant les transports scolaires.

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Transports scolaires Bresse Louhannaise
Des bus assureront les trajets entre les écoles et les sites d’accueil. ©David Cesbron

C’est le septième avenant accepté par les élus de Bresse Louhannaise Intercom. Pas encore celui de trop, mais la délégation de compétences requise par la Région Bourgogne-Franche-Comté concernant les transports scolaires du premier degré commence à faire grincer quelques dents.

Après la présentation de la délibération par Éric Bernard, maire de Saint-Martin-du-Mont, plusieurs voix se sont levées pour mettre en cause l’opération coûteuse. « On a de moins en moins de monde dans les bus et ça nous coûte de plus en plus cher : 600 000 euros par an », a regretté David Colin, conseiller adjoint de Saint-Vincent-en-Bresse, qui fait un triste constat : « il y a six ans, on s’est battus pour qu’il y ait des bus à Saint-Vincent. Il y avait beaucoup d’enfants à l’époque, maintenant, les parents vont les chercher en voiture ».

Un statu quo pendant encore deux ans

Le maire de Louhans-Châteaurenaud, Frédéric Bouchet, l’a rejoint : « La plupart des habitants nous demandent des transports en commun sur le territoire mais les bus ne sont pas toujours remplis. La voiture reste majoritaire ». Face à cette faible fréquentation, plusieurs commissions ont déjà eu lieu avec « des avis très divers et très tranchés », se souvient le président Anthony Vadot. « Certains disaient on met payant, d’autres on met obligatoire. Et il y a aussi des collègues qui ont des problématiques de fermeture de classe, qui ont besoin de ce service. On nous demande l’impossible et on le fait », a rappelé le président. Celui-ci a fait voter à l’unanimité le renouvellement de la délégation, en ne se montrant pas optimiste dans un avenir proche : « Je pressens un statu quo de la Région d’ici deux ans, en attendant les nouvelles élections ».