Bresse Louhannaise. Volaille de bresse : l’intercommunalité projette une aide au centre de sélection de Béchanne

Réunie le 10 juin à Vincelles, Bresse Louhannaise Intercom a voté une convention avec la Région dans le cadre d'une future aide économique au centre de sélection de volailles de Béchanne (Ain), en difficulté financière depuis plusieurs années.

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La filière Volaille de Bresse est en difficulté financière.

Le président Gilbert Limandas et le directeur Édouard Jannot étaient venus faire part des difficultés du centre de sélection de Béchanne en réunion de bureau, à Bresse Louhannaise Intercom (BLI). Pilier historique de la filière volaille de Bresse, le centre traverse une période financière difficile, à cause de la baisse des mises en place de poussins (40 000 par an) et de la demande. « C’est une perte de 80 000 euros de production par an », a expliqué Frédéric Bouchet, au conseil de BLI à Vincelles, le 10 juin dernier. « On est passés de 1,2 million à 700 000 volailles par an en quelques années, on comprend que la filière soit dans le dur », a complété le maire de Varennes-Saint-Sauveur, Frédéric Cannard.

Une aide attendue de 15 000 euros par an

Créé en 1956, le centre de sélection de Béchanne est le seul en France à maintenir un héritage artisanal en conservant des races de poules anciennes. Les élus réunis ont donc décidé d’aider le centre situé à Saint-Étienne-du-Bois, dans l’Ain, afin de « maintenir la production de la volaille de Bresse sur notre territoire, ce qui n’est pas un mince enjeu », a développé le maire de Louhans-Châteaurenaud. Une aide qui s’ajoutera à celles d’autres intercommunalités. « Le Grand Bourg Agglomération le fait déjà, et c’est eux qui ont dit : “allez chercher aussi d’autres collectivités autour” », a précisé le président de BLI, Anthony Vadot.

Ainsi, Béchanne a requis des aides auprès de collectivités dans l’Ain, en Saône-et-Loire et dans la Bresse jurassienne. Concernant BLI, les modalités de l’aide n’ont pas encore été votées. « Nous devons passer par une convention avec la Région, car c’est elle qui détient la compétence économique », a expliqué Anthony Vadot. La subvention attendue devrait être située autour de 15 000 euros par an, sur plusieurs années, mais sera votée lors d’un conseil ultérieur.