Invité de la semaine. Léa Medan, une bisontine en finale du concours culinaire organisé par la SNCF

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Léa Medan, seconde de cuisine au restaurant Le Cercle à Besançon c Jack Varlet

Est-ce que vous pourriez vous présenter et parler de votre parcours quelque peu atypique ? 

Je m’appelle Léa Médan. J’ai 25 ans et je suis originaire de Saint-Avold, en Moselle. J’ai étudié à Metz dans le domaine de l’art. En parallèle, je travaillais en tant que serveuse, en job étudiant. Le service m’a tout de suite plu. Du coup, j’ai arrêté mes études d’art pour commencer des études dans le domaine du service. J’ai étudié au lycée hôtelier à Metz et je suis arrivée dans le Jura il y a cinq ans pour faire mon apprentissage en cuisine.

Comment vous-êtes vous retrouvée seconde de cuisine au restaurant Le Cercle à Besançon ? 

Je suis arrivée à Besançon, un peu par hasard, à la fin de mon apprentissage. Le restaurant Le Cercle recherchait une responsable de salle, serveuse. J’ai donc quitté la cuisine pour refaire du service. Puis il y a un an, le poste de seconde de cuisine s’est libéré en cuisine et je l’ai repris à ce moment là. Je me sens mieux en cuisine mais j’aime beaucoup avoir le contact avec les clients, les deux me plaisent. J’essaye de venir un maximum en salle car on a pas mal d’habitués que j’ai servis pendant quelques années et j’aime bien voir ce qu’il se passe. J’étais partie pour rester quelques mois à Besançon et finalement ça fait quatre ans que je suis là et je ne suis pas prête de partir. Le chef de cuisine est mon compagnon et on a racheté les parts du restaurant ensemble donc c’est fait pour durer.

Comment avez-vous eu l’idée de participer au concours culinaire organisé par la SNCF pour sa ligne TGV Lyria qui relie Paris à Genève ?

Je suis tombée sur une vidéo de la première édition du concours qui a eu lieu l’année dernière. L’organisation et l’originalité du concours m’ont beaucoup plu. Ils cherchaient des candidats pour s’inscrire donc j’ai tenté ma chance. L’année dernière il y avait une soixantaine de candidats inscrits. Cette année il y en a eu un peu plus. Finalement on est quatre finalistes à avoir été sélectionnés pour la grande finale qui aura lieu le 16 juin, le jour de mon anniversaire ! Pour les sélections, nous avons du présenter un plat original franco-suisse, puisque c’est la thématique du concours. Moi je suis partie sur un magret de canard aux herbes alpines, jus réduit au sapin avec des légumes d’hiver du topinambour et des morilles.

Comment va s’organiser cette finale du concours ? 

Le jour du concours, chaque finaliste aura un plat à cuisiner à partir d’un panier mystère. Il y aura quatre paniers mystères à base de viande, de poisson et végétariens toujours sur la thématique franco-suisse. Et en quatre heures, il faudra cuisiner le plat. C’est un peu le format de Top Chef. On cuisinera dans la Gare de Lyon, au bord des quais sur une cuisine éphémère installée pour l’occasion. Ce sont les deux chefs jurés bien connus – Michel Roth, Meilleur Ouvrier de France et Bocuse d’Or, ainsi que de Danny Khezzar, ancien candidat emblématique de Top Chef et chef étoilé – qui goûteront les quatre plats et qui sélectionneront les deux meilleurs, qui monteront dans le train. A ce moment là ce seront les clients de la première classe qui gouteront les deux plats et qui éliront le vainqueur. Le plat gagnant sera proposé sur la carte du TGV Lyria pour la saison automne-hiver.

Comment vous sentez-vous à quelques jours du concours ? 

Je suis surmotivée. Les autres finalistes ont l’air très doués, il va y avoir du niveau. Je vais tout faire pour gagner. J’aimerais au moins que mon plat soit sélectionné pour monter dans le train. Pour ne pas avoir tout fait pour rester sur le quai sans être dégusté, c’est un peu dommage. Je m’entraîne à fond en tout cas.

Justement, comment vous entraînez-vous ? 

Le côté mystère donne un peu de difficultés. Après on a quand même la thématique franco-suisse donc on sait qu’il y aura certainement des produits suisses. Cela nous donne déjà quelques indications pour nous aider à nous préparer. On peut déjà réfléchir notamment sur les garnitures à quel légume on pourrait cuisiner et comment. Je sais que je suis plus à l’aise sur la viande. Si je tombe sur le poisson j’aurai un petit plus de mal.

Avez-vous déjà participé à des concours de cuisine ? 

J’avais participé à un premier concours en février pour tester car je ne savais pas si j’aimais vraiment l’esprit concours. Pour moi c’est vraiment du bon stress. Ce sont des évènements qui poussent à se surpasser. C’est très formateur aussi. Et puis se faire déguster par des grands chefs, c’est toujours plaisant et cela nous sort de notre quotidien.