Arbois. Entre clown, balade musicale et expérience interactive, le festival de théâtre de rue a fait chauffer la commune

Samedi 2 et dimanche 3 mai, les rues, les squares et même les ponts de la cité vigneronne ont servi de scène aux comédiens du festival "Ça chauffe en Arbois". L'évènement, qui fait jouer des compagnies de la région en avant-premières, pourrait être amené à perdurer.

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Ça chauffe en Arbois
Des centaines de personnes ont assisté au spectacle des Urbaindigènes au Champ de mars.

Ce week-end des 2 et 3 mai, le spectacle vivant s’est déployé dans toutes les rues de la cité Pasteur pour le festival “Ça chauffe en Arbois”. Des compagnies de la région (Mesnay, Besançon, Port-Lesney, Salins-les-Bains…) sont venues présenter leurs spectacles en avant-première devant un public nombreux. À la Tour Gloriette, au square Sarret de Grozon, dans la cour du Musée ou au Champ de Mars, la programmation était diversifiée allant de la balade musicale au spectacle de clown.

Une forte participation du public

Le Pudding Théâtre a, par exemple, présenté une création pétrie d’expériences du monde et d’interrogations sur l’avenir belliqueux, avec Voyage en Aristie. Le collectif lyonnais “de l’autre moitié” a, quant à lui, fait déambuler le public dans la rue Chevrière, jusqu’à la place Jean Jaurès, avec un conte musical sur la mémoire et la musique klezmer d’Europe de l’Est.

Ça chauffe en Arbois
“Halb l’autre moitié” était un conte musical sur la mémoire.
Ça chauffe en Arbois
Le public a déambulé de la rue Chevrière, jusqu’à la place Jean Jaurès.

Enfin, pour clore en apothéose le festival, les Urbaindigènes ont proposé une expérience interactive pleine d’acrobaties avec “Ensemble, on va trop loin”. Au centre du Champ de Mars, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées coincées dans une démonstration d’une voix inconnue, qui tentait de connecter le public à trois individus et leurs vécus.

Ça chauffe en Arbois
Trois individus étaient bloqués dans une expérience. Pour s’en sortir, ceux-ci devaient se lier avec le collectif.
Ça chauffe en Arbois
De nombreuses acrobaties sur un échaffaudage ont animé la pièce.

Puisque l’ensemble des spectacles étaient joués pour la première fois, la participation du public a été totale. Quatre “experts” à cravate étaient choisis dans la foule pour chaque représentation. Ceux-ci devaient fournir des retours aux compagnies, qui vont continuer de travailler leurs créations. Co-organisé par la Ville d’Arbois et les compagnies participantes, ce festival pourrait être amené à perdurer dans le temps. Reste à savoir s’il saura s’installer aussi durablement que son voisin Salins sur Scènes.