
Tout commence mardi 24 mars dernier, lors du conseil d’école de Sampans. Ce jour-là, la directrice annonce une possible fermeture de classe à la rentrée 2026. « On passerait de cinq à quatre classes », explique Mélanie Bernardin, présidente de l’association de parents d’élèves. Une décision fondée sur une prévision de 91 élèves, contre près de 100 actuellement.
Dès le soir même, la mobilisation des parents d’élèves s’organise. Une pétition est lancée et les premières actions sont préparées. Le mercredi suivant, parents d’élèves confectionnent pancartes et affiches. Elles sont installées dès jeudi 26 au matin, accompagnées d’une première opération de ralentissement devant l’école de Sampans, renouvelée le vendredi. « C’était vraiment pour interpeller l’inspection », souligne Mélanie Bernardin.
Le vendredi soir suivant, une nouvelle action symbolique est menée : les parents bloquent temporairement la sortie des enseignantes. « Pas du tout contre elles, mais pour faire réagir l’inspection », précise-t-elle, afin de renforcer la visibilité du mouvement contre la suppression de classe.
Le lundi 30 mars marque un tournant avec une opération « école morte » : seuls 17 élèves sont présents, les parents ayant été prévenus en conséquence, « où les enseignantes étaient présentes pour assurer le service minimum ». Le lendemain, mardi 31 mars, les enseignantes sont en grève scolaire. Dans l’après-midi, parents et enfants manifestent devant la direction académique. « C’était histoire de marquer encore notre mécontentement ».
Une mobilisation qui fait évoluer le dossier
Entre-temps, un courrier est adressé à l’Éducation nationale, suivi d’un rendez-vous obtenu dans la semaine. Reçue mercredi matin, la délégation locale ressort « plutôt satisfaite ». « On s’est sentis vraiment écoutés », confie Mélanie Bernardin.
En parallèle, les parents mènent un travail de terrain pour actualiser les effectifs. Résultat : 100 élèves sont désormais annoncés pour la rentrée. Un chiffre clé qui pourrait faire basculer la décision sur la fermeture d’école à Sampans.
Car les conséquences d’une fermeture inquiètent. « Ça va faire des effectifs de dingue », alerte-t-elle, évoquant jusqu’à 32 élèves en maternelle. Une situation qui mettrait en difficulté le suivi individualisé et l’accompagnement des élèves dans cette école primaire rurale.
Au-delà des chiffres, c’est aussi un modèle éducatif que les familles défendent. « Les enfants arrivent au collège de Damparis avec de super bases », insiste-t-elle, saluant la stabilité de l’équipe enseignante.
Désormais, tous les regards sont tournés vers la commission finale, prévue le 7 avril. À Sampans, la mobilisation se poursuit, avec l’espoir de préserver une école de proximité jugée essentielle.

























