
À Lons-le-Saunier, l’inquiétude grandit autour de l’école Dolto, menacée une nouvelle fois par une fermeture de classe. Depuis plusieurs années, la situation oscille, au gré des effectifs et des décisions administratives. Cette instabilité pèse sur les familles comme sur l’équipe éducative. Parent d’élève et représentant, Tuna Ozun tire la sonnette d’alarme. « Ça fait cinq, six ans que ça dure. On aimerait que ça se stabilise une bonne fois pour toutes », explique-t-il. Une pétition a été lancée et relayée sur les réseaux sociaux pour éviter la suppression d’une septième classe.
Le problème est concret. Moins de classes signifie mécaniquement plus d’élèves par classe, parfois au-delà des seuils recommandés. Les niveaux sont déjà mélangés, ce qui complexifie l’apprentissage. « Les instituteurs gèrent mieux quand ils ont moins d’élèves. Au-delà, c’est humain, ça devient compliqué », insiste le représentant. Avec environ 149 élèves attendus contre 153 l’an dernier, la décision reste floue. Les critères de fermeture demeurent difficiles à comprendre pour les parents, qui dénoncent un manque de visibilité.

Une école de centre-ville en équilibre
Au-delà des chiffres, c’est l’équilibre même de l’établissement qui est en jeu. Une classe en moins pourrait entraîner des classes surchargées et décourager certaines familles. « Ça éteint une école à petits feux », alerte Tuna Ozun. Située en centre-ville, l’école Dolto joue un rôle clé dans le tissu local. Les parents espèrent encore être entendus. Leur objectif est clair : maintenir des conditions d’apprentissage favorables et préserver une école publique dynamique.
























