Champagnole. Fermeture de classe à Jules-Ferry : une décision provisoire qui inquiète

En raison d’une baisse ponctuelle des effectifs, une classe pourrait fermer à la rentrée à l’école Jules-Ferry. Une décision jugée temporaire par la direction, mais qui suscite de vives inquiétudes chez les parents d’élèves, notamment sur les conditions d’apprentissage.

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Les classes de CM1 et CM2 pourraient se retrouver particulièrement chargées à la rentrée.

À l’école Jules-Ferry, la fermeture annoncée d’une classe, liée à une baisse ponctuelle des effectifs, suscite inquiétude et incompréhension. Si la mesure est présentée comme temporaire, elle pourrait avoir des conséquences immédiates sur les conditions d’apprentissage.

Cette année, l’école n’atteint pas le seuil de 104 élèves, ce qui justifie, selon la direction, la fermeture provisoire d’une classe.

“Nous constatons une diminution du nombre d’élèves cette année, notamment en CP”, explique la directrice de l’école. Une tendance qui reste toutefois fragile : “Les projections montrent qu’ils seront nettement plus nombreux l’an prochain. Nous risquons donc de fermer une classe pour une seule année.”

Une analyse que partagent les parents, sans pour autant être rassurés. “Nous sommes inquiets face à cette fermeture, d’autant que le nombre d’enfants à besoins particuliers ne cesse d’augmenter”, souligne Pauline Colot, représentante des parents d’élèves. “Des effectifs plus élevés risquent de compliquer les conditions d’apprentissage, pour les élèves comme pour les enseignantes.”

Des effectifs évolutifs et des classes plus chargées

Au-delà des prévisions de rentrée, la question des mouvements en cours d’année reste centrale. “Les effectifs ne sont pas figés en septembre : nous enregistrons régulièrement de nouvelles arrivées”, rappelle la directrice. Une situation qui pourrait rapidement modifier l’équilibre des classes, sans possibilité d’ajustement immédiat. “Même si les seuils étaient atteints en cours d’année, une réouverture ne pourrait intervenir qu’à la rentrée suivante.”

Les contraintes réglementaires accentuent cette tension. “Nous ne pouvons pas dépasser 24 élèves en CP et en CE1, ce qui reporte les effectifs sur les autres niveaux”, précise-t-elle. Les classes de CM1 et CM2 pourraient ainsi se retrouver particulièrement chargées. “Dans ces conditions, il devient difficile de maintenir un suivi individualisé”, alerte Pauline Colot. “Cela risque de pénaliser l’ensemble des élèves, notamment ceux qui rencontrent des difficultés.”

Une mobilisation pour plus de stabilité

Face à ces perspectives, les parents d’élèves se mobilisent. “Nous avons engagé plusieurs démarches : contact avec un syndicat, rendez-vous avec l’inspectrice et lancement d’une pétition”, détaille leur représentante. “Nous espérons obtenir un réexamen de la décision, dans l’intérêt des enfants.”

Au-delà de la rentrée prochaine, c’est le manque de stabilité qui est dénoncé. “On ferme, on ouvre, puis on referme… il n’y a pas de visibilité”, regrette Pauline Colot. La représentante des parents d’élèves insiste sur cette situation qui peut-être particulièrement difficile à appréhender pour les élèves : “Ces changements permanents peuvent être déstabilisants, alors qu’ils ont besoin de repères durables.”