L’école primaire Jacques Brel traverse une période d’incertitude suite à l’annonce d’une possible fermeture de classe pour la rentrée de septembre 2026. Ce projet prévoit de faire passer l’établissement de huit à sept classes, une décision qui inquiète fortement la communauté éducative car elle pourrait avoir des répercussions majeures sur la qualité de l’éducation et l’environnement d’apprentissage.
Un impact direct sur les conditions d’apprentissage
Actuellement, les effectifs de l’école permettent un enseignement personnalisé et des interactions équilibrées entre les enseignants et les élèves. Cependant, la suppression d’une classe provoquerait une augmentation mécanique du nombre d’élèves dans chaque section restante. Ce sont particulièrement les niveaux allant du CE2 au CM2 qui seraient les plus touchés par cette hausse considérable, puisque les classes de CP et CE1 sont, par nécessité, limitées à 24 élèves.
Les défenseurs du maintien de la classe soulignent qu’un effectif réduit est essentiel pour que les enfants bénéficient d’un enseignement plus qualitatif. À l’inverse, une classe surchargée risque de renforcer l’anxiété des élèves tout en limitant la capacité des enseignants à accorder une attention particulière à ceux qui en ont le plus besoin. C’est le développement intellectuel, social et émotionnel des enfants qui est directement en jeu, soulignent les parents d’élèves.

Une école aux besoins spécifiques et évolutifs
La situation de l’école Jacques Brel présente des particularités qui rendent la gestion des effectifs complexe. L’école doit pouvoir accueillir en cours d’année : des enfants intégrant le dispositif ULIS ou venant d’autres secteurs ; des jeunes issus de la Maison d’Enfants (MECS) ; des familles arrivant dans le cadre du CADA ou de la MDPH.
Cette flexibilité est jugée cruciale, car le nombre d’élèves à besoins éducatifs particuliers peut augmenter à tout moment.
Face à cette menace, un appel est lancé aux autorités éducatives et à la communauté locale pour envisager des mesures constructives plutôt que des suppressions. Une pétition circule actuellement pour empêcher cette fermeture et préserver l’avenir éducatif des enfants de Poligny. L’objectif affiché est clair : garantir un enseignement de qualité pour chaque élève de l’école Jacques Brel.





















