Le 19 mars 1962, le cessez-le-feu instauré à la suite des accords d’Évian, signés la veille, marquait la fin de la guerre d’Algérie. Soixante-quatre ans plus tard, la Ville de Dole continue de commémorer cette date lors de la journée nationale du souvenir et de recueillement dédiée aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie, ainsi qu’aux combats menés en Tunisie et au Maroc.
La cérémonie s’est déroulée au cimetière Nord Landon, où élus, maire de Dole, représentants d’associations d’anciens combattants, et autorités civiles se sont rassemblés pour rendre hommage aux personnes touchées par ce conflit. Plusieurs habitants et porte-drapeaux étaient également présents pour participer à ce moment de mémoire.
25 000 morts pour la France
L’évènement a suivi un protocole précis : après la mise en place des drapeaux et le « garde à vous », le sous-préfet a pris la parole pour lire le message ministériel : « Après huit années d’une guerre qui ne disait pas son nom. Plus de 25 000 morts pour la France. Près de 70 000 blessés. Ceux qui sont revenus portaient souvent en eux bien plus que leurs récits ne pouvaient raconter ; des images et des blessures que l’époque ne savait pas encore nommer… »
Un dépôt de gerbes a ensuite été effectué, avant la minute de silence respectée par l’ensemble des participants, dans une atmosphère solennelle. Chaque année, cette commémoration permet de rappeler l’importance du devoir de mémoire et de transmettre aux générations suivantes l’histoire de la guerre d’Algérie et de ses conséquences.


























