Lons-le-Saunier. Johanne Morel tente les municipales pour Lutte Ouvrière

Johanne Morel porte la lutte ouvrière municipales lons-le-saunier à Lons-le-Saunier, faisant entendre la colère du monde du travail.

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élections municipales Lons-le-Saunier 2026
Johanne Morel tente pour la deuxième fois les municipales à Lons-le-Saunier

Candidate pour la deuxième fois aux élections municipales à Lons-le-Saunier, Johanne Morel porte les couleurs de Lutte ouvrière. Âgée de 47 ans, elle revendique une candidature issue du monde du travail et entend faire entendre une voix qu’elle juge absente du débat politique local. “Le but de cette liste, c’est de faire entendre la colère du monde du travail”, explique-t-elle, estimant que “le pire serait de rester muet” face à la dégradation des conditions de vie.

La candidate assume une démarche de témoignage et de mobilisation. “Tous ceux qui veulent protester contre ce qui se passe dans la société peuvent le faire en votant pour notre liste”, affirme-t-elle. Inflation, précarité et difficultés économiques nourrissent, selon elle, un sentiment largement partagé.

Emplois, salaires et services publics

La liste est composée de salariés, de chômeurs et de retraités. Ouvriers d’usine, agents hospitaliers, femmes de ménage, lingères ou agents administratifs y figurent, principalement issus des quartiers de la Marjorie, des Mouillères et du Stade. “Ce sont toutes les facettes de la classe ouvrière qui sont représentées”, insiste Johanne Morel, précisant que “personne n’est mis en avant plus qu’un autre”.

Les priorités affichées concernent avant tout la défense des emplois et des salaires. “Nous, travailleurs, on n’a que notre salaire pour vivre”, rappelle la candidate. Elle pointe les fermetures d’entreprises dans le Jura et dénonce l’érosion du pouvoir d’achat. “Si on perd son emploi, on ne peut plus nourrir sa famille”, ajoute-t-elle, critiquant également le financement du patronat par l’État au détriment des services publics, notamment la santé et l’éducation.

Une candidature fondée sur la lutte

À rebours des programmes municipaux classiques, Johanne Morel ne promet pas de solutions locales immédiates. “Personne ne peut changer notre sort d’un coup de baguette magique”, affirme-t-elle, estimant que les marges de manœuvre municipales sont limitées. “Les enjeux ne sont pas au niveau de la mairie”, insiste-t-elle, appelant à une lutte collective plus large.

Aucun colistier n’est mis en avant individuellement, la candidate se définissant comme “une porte-parole parmi d’autres”. À l’adresse des Lédoniens, son message se veut sans promesse : “C’est à nous de prendre notre sort en main”.