Dole. Un chantier XXL avant la manche de Coupe du monde de VTT Trial

Avant le spectacle sportif du week-end du 8 au 10 mai, c’est un chantier hors norme qui s’organise à Dole. Depuis ce lundi 20 avril et ce pendant plusieurs semaines, bénévoles et organisateurs transforment le site des Arquebusiers pour accueillir l’élite mondiale lors de la manche de Coupe du Monde de VTT trial.

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VTT trial Dole Chantier
Un pavillon des Arquebusiers qui prend forme petit à petit, pour se transformer en véritable parcours.

À Dole, la manche de Coupe du monde UCI de VTT trial ne se résume pas aux performances des pilotes. En amont, c’est un véritable travail de fourmi qui se met en place. Dès le 20 avril, le site des Arquebusiers se transforme en chantier à ciel ouvert. “On s’occupe de livrer entre 200 et 300 tonnes de matériaux”, explique Kenaël Godde, organisateur de la manche. Blocs de béton, troncs, modules en bois ou encore rochers : chaque élément est minutieusement acheminé puis disposé.

La première étape consiste à installer les structures principales. ” Il y a une partie qu’on peut dessiner en amont”, précise-t-il, mais une grande part du travail se décide sur place, notamment pour les obstacles plus singuliers. ” Là, c’est vraiment sur place du travail de réflexion au fur et à mesure.” Une organisation millimétrée, rendue possible grâce au soutien des services techniques de la ville et de plusieurs entreprises partenaires.

Au fil des jours, le site prend forme. Une fois les modules installés, place à la logistique : balisage, installation des tribunes, des podiums ou encore mise en valeur des partenaires. “Et puis sur la dernière semaine […], là c’est vraiment le tracé pur des parcours”, détaille l’organisateur. Les flèches jaunes pour les hommes, roses pour les femmes, viennent alors définir précisément les zones et les niveaux de difficulté.

Un équilibre subtil entre technique et spectacle

Au cœur de cette préparation, un rôle est déterminant : celui du « traceur ». “Ce n’est pas du tout normé par l’UCI”, insiste Kenaël Godde. Chaque parcours est unique, construit en fonction des modules et du terrain. ” C’est vraiment le boulot de ce qu’on appelle le traceur”, poursuit-il. Un travail d’expert qui demande une connaissance fine de la discipline. ” Il faut arriver à vraiment mettre le bon curseur pour ne pas que ce soit trop simple”, explique-t-il encore, afin de garantir à la fois le suspense et l’équité entre les compétiteurs.

L’objectif est clair : permettre à chacun de s’exprimer à son niveau tout en offrant un spectacle lisible pour le public. “C’est des très petits curseurs qui font la différence entre le champion du monde et le quatrième ou cinquième”, souligne l’organisateur.

Derrière cette mécanique bien rodée, une équipe de bénévoles joue un rôle essentiel. ” Un noyau dur […] présent pendant l’événement, mais aussi sur ces semaines en amont”, rappelle-t-il. Leur implication permet de mener à bien un projet d’une telle ampleur.

Côté affluence, les ambitions sont élevées. ” Je vise 15 000 sur le week-end”, confie Kénael Godde, tout en évoquant les incertitudes liées à la météo. L’an dernier, la Coupe de France avait attiré 8 000 spectateurs. Mais au-delà des chiffres, l’essentiel reste ailleurs : ” Juste que ça soit suffisamment blindé pour qu’on ait une atmosphère de fou, des images de fou”, résume-t-il.

À quelques jours du début des épreuves, le décor est presque prêt. Reste désormais à laisser place aux pilotes… et au spectacle