Oyonnax. Le stade Charles-Mathon ouvre ses coulisses au public ce 18 août
Après une première visite organisée le 11 juillet, le stade Charles-Mathon ouvre de nouveau ses portes ce 18 août, afin de faire découvrir les coulisses de l'US Oyonnax. Si les participants répondent à l'appel, ces visites pourraient être reconduites en dehors de la période estivale.
À Charles-Mathon, les rencontres ne se limitent pas au terrain. Tout au long de la saison, le stade devient aussi un point de rendez-vous pour des entreprises venues soutenir Oyonnax, mais également se rencontrer, échanger et développer leur réseau. Une dimension qui fait pleinement partie du modèle du club.
La saison dernière, un peu moins de 400 entreprises étaient partenaires ou mécènes de l’USO, à travers la SASP, l’association ou le fonds de dotation. Derrière elles se trouvent des profils et des niveaux d’engagement très différents. Certaines apportent 500 ou 1 000 euros pour soutenir le club, quand les partenariats les plus importants peuvent atteindre 200 000 euros, avec des loges et de la visibilité. « Ça concerne absolument tous les portefeuilles », souligne Guillaume Jeannin, directeur commercial, en charge du développement, des partenariats et du business.
Car devenir partenaire n’est pas réservé aux grands groupes. « Même le commerçant lambda peut s’acheter des prestations, de la communication, passer par le club, soutenir le club », poursuit-il. Une diversité qui participe, selon lui, à « la solidarité des industriels et du territoire au service du club pour faire rayonner le territoire ».
Le rugby comme porte d’entrée
Le nouveau partenariat conclu avec le 1055 illustre cette dynamique. Après plusieurs années de contacts entre les deux structures, leur relation prend cette saison une nouvelle dimension avec un partenariat majeur, comprenant notamment le naming d’un salon à Charles-Mathon. Guillaume Jeannin y voit « l’engagement fort d’un acteur local », implanté dans le Jura, département avec lequel le club entretient de véritables connexions.
Mais certaines entreprises extérieures voient également dans l’USO un moyen de se rapprocher du tissu industriel local. C’est le cas de Sostenplas, fournisseur de matières recyclées basé en Espagne et souhaitant se développer sur le secteur. « La meilleure porte d’entrée du département pour pénétrer le marché de l’industrie, c’est son club de rugby », résume Guillaume Jeannin.
Même logique pour GDB Logistics, qui souhaite développer son activité dans les transports et entrer en relation avec les entreprises de l’industrie plastique « par le biais du club ». Guignard Robotisation rejoint également l’USO pour la première fois, tandis que Hardah Print, société basée en Suisse spécialisée dans l’impression sur carton, arrive par l’intermédiaire d’un ancien partenaire revenu spontanément vers le club après avoir changé d’activité.
Un ancrage local « vital »
Pour Oyonnax Rugby, ce réseau constitue surtout une composante essentielle de son modèle. À la question de savoir si les partenaires locaux sont importants, Guillaume Jeannin rectifie : « Ce n’est pas important, c’est vital. »
Malgré l’exposition dont bénéficie la Pro D2, son marché commercial reste selon lui principalement départemental, voire régional. Aller chercher des revenus bien au-delà du territoire demeure beaucoup plus difficile. « Avoir notre maillage économique local, c’est la force, mais c’est surtout la condition d’existence du club. »
La fidélisation devient donc essentielle. Certaines entreprises s’engagent sur trois, parfois cinq ans, permettant au club de sécuriser une partie de ses revenus. Un équilibre également lié aux performances sur le terrain. Résultats, fréquentation de Charles-Mathon, abonnements et hospitalités participent au même écosystème. « L'équipe gagne, le public revient et ainsi de suite», résume Guillaume Jeannin.
Alors que les reconductions sont encore en cours, l'US Oyonnax Rugby se montre optimiste et espère repartir au minimum sur les bases de la saison passée. À Charles-Mathon, le développement commercial reste ainsi profondément territorial : autour du rugby, le club et les entreprises font vivre un réseau dont chacun participe à la dynamique.
Le club d’Oyonnax rugby propose à nouveau une visite des coulisses de son stade, une animation qui n’avait plus été organisée depuis 2022. Après une première session réussie le 11 juillet, une nouvelle visite est prévue mardi 18 août, de 16 heures à 18 heures.
Une vingtaine de supporters avaient participé à la première excursion de plus de deux heures sous un soleil intense. Une occasion que peuvent autant saisir les touristes profanes du rugby local que les abonnés de longue date, afin de connaître les coulisses du travail de leurs joueurs préférés. Guidés par Julien Plazanet, responsable communication du club et speaker lors des rencontres, les participants peuvent explorer les entrailles du stade.
Vestiaires, salle vidéo, salon VIP…
Édifié en 1939, le stade comportait à l’origine une piste d’athlétisme autour de la pelouse. Modernisé à plusieurs reprises, notamment à partir de 2010, il peut aujourd’hui accueillir plus de 11 000 spectateurs. Propriété de Haut-Bugey Agglomération, le club loue l’enceinte, où subsiste encore la tribune historique des années 1950-1960, en béton, sous la structure actuelle de la tribune d’honneur.
La visite permet de découvrir les vestiaires des Rouge et Noir avec leurs 26 casiers, ainsi que toute l’Oyomen Factory : une salle de musculation de 400 m2 avec piste de course, un terrain synthétique couvert de 800 m2 avec la même surface qu’au stade Charles-Mathon, quatre salles kiné, médecin, prépa physique et stretching. Les participants peuvent également accéder aux loges, au salon panoramique et à l’espace dédié aux journalistes. Un détour par le salon du Parc des Oiseaux, inauguré en 2023 en tribune Ponceurs, clôture la visite. Ce lieu peut accueillir 750 spectateurs VIP.
Tarifs : 9 € pour un adulte et 5 € pour un enfant âgé de 7 à 12 ans (gratuit pour les moins de 7 ans). Les abonnés pour la prochaine saison bénéficient d’une réduction de 2 € sur chaque tarif.
À Arbent, la canicule a encore tendu la situation à la SPA d’Oyonnax, confrontée à de nombreux abandons et à des animaux souvent déshydratés. Les bénévoles enchaînent les journées pour assurer les soins, avec l’aide précieuse des familles d’accueil. Fragile financièrement, l’association rappelle aussi l’importance de la stérilisation, notamment chez les chats.