Lons-le-Saunier. Le réseau de chaleur prêt pour l’hiver

Après plusieurs mois de chantier, l’essentiel des travaux du réseau de chaleur s’achève pour cette année. Les premiers effets sont attendus dès cet hiver.

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L’extension du réseau de chaleur représente dix kilomètres supplémentaires en 2026.

À Lons-le-Saunier, la vaste extension du réseau de chaleur entre dans sa dernière ligne droite pour 2026. Après un été rythmé par les chantiers, l’objectif était de libérer les principaux axes avant la rentrée. « On touche au but, en tout cas sur cette phase-là », affirme Laurent Vichard, directeur général adjoint d’ECLA chargé des grands projets et de l’aménagement durable. Le réseau est désormais testé avant le début de la saison de chauffe, fixé au 1er octobre.

Dix kilomètres supplémentaires ont été déployés et la puissance augmente de quatre mégawatts. Au total, 64 nouveaux abonnés doivent rejoindre le réseau, parmi lesquels des copropriétés représentant environ 700 logements, mais aussi la clinique du Jura, la préfecture, des collèges et plusieurs bâtiments départementaux.

Quelques interventions restent à terminer cette année, notamment rue du Docteur-Jean-Michel, rue des Tanneurs ou avenue Henri-Grenat. Mais le chantier change désormais de visage. « Aujourd’hui, on a fait les travaux les plus faciles : mettre des tuyaux dans la rue. Maintenant, on commence à travailler sur la modification des chaufferies », détaille Laurent Vichard.

Des premiers effets dès cet hiver

Cette nouvelle configuration doit porter ses fruits avec la prochaine saison de chauffe. Le réseau fonctionne à 85 % avec des énergies non fossiles, principalement grâce à l’incinération des déchets et aux chaufferies bois. Surtout, son extension n’a finalement pas nécessité de nouvelle chaufferie biomasse.

Elle repose notamment sur une meilleure valorisation de l’énergie déjà disponible. Une partie de la chaleur produite lors de l’incinération était jusqu’ici perdue. Une solution technique trouvée en 2024 permet désormais de la récupérer. « La chaleur qui partait dans l’atmosphère, aujourd’hui on la prend. »

Les nouveaux raccordements doivent également produire des effets économiques. La baisse de la facture dépendra notamment des températures et des consommations. Mais le réseau doit offrir davantage de stabilité. « Si on est dans la bonne hypothèse, on va baisser le prix. […] On n’aura pas le yo-yo d’aujourd’hui », assure Laurent Vichard.

Et demain, la méthanisation ?

Le réseau continuera d’évoluer en 2027 avec environ 1,8 kilomètre supplémentaire, notamment pour créer une liaison de sécurité. À terme, il atteindra environ 25 kilomètres. L’essentiel est néanmoins réalisé. « On a fait le plus gros, 80 % ! », se réjouit Laurent Vichard. L’hôpital est déjà entièrement chauffé par le réseau depuis la saison dernière.

Mais la Ville prépare aussi la suite. Les premières réflexions portent sur la méthanisation afin de produire du gaz vert et de remplacer, à terme, les 15 % d’énergie fossile encore nécessaires. « Quand on dit 85, je dis : pourquoi pas 100 ? », explique le maire de Lons-le-Saunier, Cyrille Brero. Des premiers rendez-vous ont eu lieu, mais aucune décision n’est prise.

La réflexion pourrait associer le monde agricole, l’agroalimentaire ou encore le futur abattoir. Le gaz produit serait injecté dans le réseau existant. « On est vraiment aux prémices, c’est la volonté politique, on verra si on y arrive », précise le maire. Un horizon de quatre à cinq ans est évoqué si le projet aboutit.