Un peu plus près des étoiles

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Comme toujours lors du troisième samedi de mai, ce fut « le » week-end de la saison. La dernière journée des principaux championnats. Le grand soir de vérité. Là où se cristallisent les scores, et la trajectoire des carrières…
En France, en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Allemagne, comme ailleurs dans les championnats moins médiatisés, les relégables se sont battus pour ne pas descendre à l’étage inférieur, tandis que d’autres ont jeté toutes leurs forces sur le rectangle vert pour tenter d’accrocher une place européenne.
Tout cela, en même temps…
Comme souvent, la décision fut emportée dans les ultimes instants. Au bout du bout du suspense. Au terme de scenarii aussi haletants qu’improbables.
Qui aurait pu penser qu’étant menés deux à zéro à dix minutes de la fin de la rencontre sur leur pelouse de l’Etihad Stadium, les Citizens allaient inscrire trois buts en cinq minutes, et parvenir à finalement arracher le titre aux dépens de Liverpool ?
Qui aurait pu ne serait-ce qu’imaginer que l’égalisation de Ganago pour Lens à la 96ème minute face à l’AS Monaco, permettrait finalement à l’Olympique de Marseille de conclure sa saison à la deuxième place, directement qualificative pour la Ligue des Champions ?
Le multiplex de la dernière journée est magique pour cela. Tout comme son jingle si familier qui nous alerte lorsqu’un but vient d’être inscrit. Evidemment, tout cela reste désormais suspendu à la décision de la VAR (Video Assistant Referee), c’est-à-dire à la validation de l’arbitrage vidéo. Avec les aléas que l’on connait.
Un pied d’un défenseur qui traine sur une position de hors-jeu, une suspicion de main dans la surface de réparation (est-elle collée au corps, est-ce le ballon qui vient à la main ou l’inverse ?), ou un quelconque fait de jeu anodin, et le match peut basculer.
Bon d’accord, en théorie, bon nombre d’issues plausibles nous habitent : il y a souvent des favoris logiques. Mais l’incertitude reste parfois totale, jusqu’à la dernière seconde.
Enfin, le sifflet final couperet fige le score. Une page de plus s’écrit alors dans le grand livre de l’Histoire du sport.
La soirée se termine généralement par le saisissant contraste offert entre les extravagantes scènes de liesse des vainqueurs, les envahissements de terrain, les fumigènes, les feux d’artifice et l’amère déception des vaincus, parfois prostrés, sinon en larmes au pied des bancs de touche, consolés par un ou deux coéquipiers.
Champagne et soupe à la grimace se côtoient. Telle est la dure loi du sport, mais aussi plus généralement celle de la vie. Un peu plus près des étoiles ou descente aux enfers.
Il aura suffit d’un détail, d’un geste, d’une attitude, d’une prise de décision, peut-être aussi d’un minimum de talent et de courage pour que la réussite choisisse son camp.
A quoi tient parfois un destin…