Pas de nouveau groupe scolaire, ni de profonde réorganisation. À quelques jours du retour des élèves, Jean-Baptiste Gagnoux décrit une rentrée 2026 « assez traditionnelle » à Dole. Derrière cette stabilité apparente, un chiffre retient néanmoins l’attention : 1 513 enfants sont attendus, dont 501 en maternelle et 1 012 en élémentaire. Les effectifs diminuent ainsi de 5,14 %, avec 29 élèves de moins en maternelle et 30 en élémentaire. « On perd sur la maternelle l’équivalent d’une classe très remplie. Et pareil sur l’élémentaire », résume le maire. Une tendance qu’il rattache directement à la baisse des naissances : Dole en comptabilisait 280 en 2008, contre 177 en 2022 et 208 en 2025.
La photographie n’est toutefois pas figée. La ville connaît régulièrement de nouvelles arrivées en cours d’année. « On peut tout à fait avoir 10, 12, 13, 15 élèves […] qui arrivent pas forcément le jour de la rentrée, mais dans les semaines qui suivront », nuance Jean-Baptiste Gagnoux. Certaines écoles gagnent même quelques enfants, à l’image de Pointelin ou Louis-Pasteur. À l’inverse, Wilson en perd 13 et George-Sand 11.
Une carte scolaire qui s’adapte
Cette évolution démographique se répercute logiquement sur les classes. À Wilson, une classe élémentaire ferme, tandis que celle ouverte l’an dernier à Louis-Pasteur est maintenue. La cinquième classe de Rockefeller est également pérennisée et le dispositif de dédoublement est maintenu à Saint-Exupéry. « L’Éducation nationale s’adapte un peu à ses effectifs et fait correspondre son nombre de classes aux effectifs », explique Sophie Jobelin, adjointe chargée de l’éducation et de la petite enfance.
En parallèle, les vacances ont permis à la Ville d’intervenir dans plusieurs établissements. 97 390 euros ont été consacrés aux principaux travaux d’été. Une classe de Marcel-Aymé a notamment été aménagée, le bureau de direction des Sorbiers rénové, un cloisonnement réalisé à Wilson et le bloc sanitaire sous le préau de George-Sand repris. À Simone-Veil, le pavage de la cour représente à lui seul 48 200 euros. À cela s’ajoutent 22 000 euros de matériel informatique, tandis que 80 000 à 100 000 euros sont consacrés chaque année au mobilier, aux jeux et aux espaces extérieurs.
Des moyens qui dépassent les murs des écoles
La participation municipale ne s’arrête pas aux bâtiments. La Ville finance une partie des fournitures scolaires à hauteur de 34 euros par élève en maternelle et 36 euros en élémentaire, soit environ 60 000 euros. « C’est un élément qui n’est pas toujours su », insiste Jean-Baptiste Gagnoux. Les transports pour les sorties sportives, culturelles ou à la piscine sont également pris en charge, tout comme différentes fournitures pédagogiques et les classes transplantées, soutenues à hauteur de 17 000 euros.
Natation, musée, permis piéton, savoir rouler à vélo, médiathèque, ludothèque ou conservatoire complètent encore l’offre proposée aux écoliers. Dans cette rentrée sans grand bouleversement, la Ville entend donc maintenir le cap : accompagner des effectifs qui s’érodent, tout en continuant à investir dans les conditions d’apprentissage.

























