Cyclisme. L’étape jurassienne du Tour de France Femmes taillée pour les grimpeuses entre Genève et Poligny

Après avoir accueilli le Tour de France masculin, le Jura retrouvera la Grande Boucle au féminin le lundi 3 août. La troisième étape du Tour de France Femmes avec Zwift reliera Genève à Poligny, au terme d'un parcours de 157 kilomètres particulièrement exigeant.

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Tour France Femmes Poligny
Le peloton féminin rejoindra Poligny après 157 kilomètres entre Genève et le Jura. Crédit photo : A.S.O./Thomas Maheux

Le Jura s’apprête à renouer avec la ferveur de la Grande Boucle. Le lundi 3 août, le département accueillera l’arrivée de la troisième étape du Tour de France Femmes avec Zwift, disputée entre Genève et Poligny. Longue de 157 kilomètres, cette étape promet un spectacle de haut niveau avec un profil accidenté qui devrait rapidement mettre les favorites à contribution.

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Le départ sera donné à Genève, une ville déjà bien connue du peloton féminin. La cité suisse a accueilli plusieurs arrivées du Tour de Romandie Féminin, notamment en 2022. Cette fois, les coureuses quitteront les bords du Léman pour prendre la direction du massif jurassien avant de franchir la frontière franco-suisse et d’entrer dans le département du Jura.

Avec près de 2 400 mètres de dénivelé positif, cette troisième journée de course pourrait déjà peser sur le classement général. Le parcours ne laisse que très peu de répit et les difficultés s’enchaînent sur près de cent kilomètres, offrant un terrain idéal aux grimpeuses comme aux baroudeuses désireuses de prendre les devants.

Le Haut-Jura comme premier juge de paix

La première véritable explication interviendra dès le début de l’étape avec le col de la Faucille. Long de 11,4 kilomètres à 6,3 % de moyenne, il représente la principale difficulté de la journée. Cette ascension, située seulement après une vingtaine de kilomètres de course, devrait rapidement écrémer le peloton et permettre à une échappée de se dessiner.

Le rythme ne retombera pas pour autant. Les concurrentes enchaîneront ensuite avec la côte de Lajoux (3,6 km à 5,6 %), avant de traverser Lamoura et Longchaumois. Après une descente vers Morez, une nouvelle montée les attendra avec le col de la Savine, long de 5,6 kilomètres à 5,1 %, avant un passage au Lac-des-Rouges-Truites.

Cette succession de difficultés fait du Haut-Jura le véritable juge de paix de l’étape. Les formations visant le classement général pourraient y imposer un tempo élevé, tandis que les équipes des puncheuses tenteront sans doute d’anticiper les mouvements.

La seconde moitié du parcours offrira un terrain moins montagneux, mais loin d’être reposant. Après Champagnole, les routes vallonnées conduiront le peloton vers Le Larderet, avant de rejoindre les secteurs viticoles d’Arbois. Les incessantes relances continueront d’user les organismes avant le final.

Un final explosif avant l’arrivée à Poligny

La dernière occasion de faire la différence se présentera avec la côte de Chaux-Champagny. Si elle ne mesure que 1,8 kilomètre, sa pente moyenne de 6,4 % pourrait favoriser une ultime attaque à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée. Les meilleures grimpeuses tenteront probablement d’y creuser un écart avant la descente puis les derniers kilomètres menant à Poligny.

L’arrivée reprend d’ailleurs le même final que celui emprunté par le Tour de France masculin lors de la 19e étape de l’édition 2023. Ce jour-là, le Slovène Matej Mohorič s’était imposé au terme d’une longue échappée dans les monts du Jura. Les organisateurs espèrent un scénario tout aussi animé pour cette étape féminine, où plusieurs issues semblent possibles : une victoire au bout d’une échappée, un duel entre favorites ou un sprint en petit comité.

Pour Poligny, cette nouvelle arrivée confirme la place grandissante de la ville sur la carte des grands rendez-vous cyclistes. Capitale du Comté, déjà ville d’arrivée du Tour de France en 2023 et récemment ville de départ du Tour du Jura, elle accueillera une nouvelle fois les meilleures cyclistes mondiales. Après les hommes en juillet, le peloton féminin offrira ainsi un nouveau rendez-vous populaire aux milliers de spectateurs attendus sur les routes jurassiennes, dans un décor qui a déjà largement fait ses preuves lors des précédents passages de la Grande Boucle.