Champagnole. L’hôpital espère retrouver un service de médecine

En pleine restructuration, l'hôpital de Champagnole vise le retour d'un service de médecine. Un enjeu majeur pour l'offre de soins du secteur.

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Hôpital Champagnole service médecine
La restructuration du site doit s'achever en plusieurs phases jusqu'en 2027.

Arrivé début mai à la tête des établissements hospitaliers jurassiens, le directeur découvre encore les différents sites placés sous sa responsabilité. Parmi eux, Champagnole figure déjà parmi les dossiers les plus importants. « Il y a des enjeux importants aussi à Champagnole sur des délais courts », souligne-t-il.

Si plusieurs orientations stratégiques dépendront des conclusions attendues cet été de la mission nationale menée par l’Anap, certains sujets ne peuvent attendre.

Le premier concerne le chantier actuellement en cours. L’établissement connaît depuis plusieurs mois une importante opération de restructuration. Une première phase doit être prochainement réceptionnée tandis qu’une deuxième débutera cet été avant une troisième prévue au début de l’année 2027. « Le site sera complètement restructuré », assure Philippe Lequien.

Un projet pour retrouver une activité de médecine

Au-delà des bâtiments, c’est surtout l’avenir médical du site qui concentre l’attention. Aujourd’hui, l’hôpital ne dispose plus d’autorisation d’activité de médecine. La direction souhaite inverser cette situation. « Nous sommes en pleine réflexion pour voir dans quelle mesure nous pourrions rouvrir un service de médecine à Champagnole », explique le directeur.

L’objectif est clair : permettre à l’établissement de retrouver pleinement son rôle d’hôpital de proximité. Une opportunité pourrait se présenter dès la fin de l’année avec l’ouverture d’une nouvelle période de dépôt des autorisations sanitaires. « Il ne faut pas la louper », prévient-il.

Si le projet aboutit, les habitants du secteur pourraient bénéficier d’une prise en charge plus proche de leur domicile pour des hospitalisations de médecine polyvalente. « Cela conduirait Champagnole à retrouver ce qui est un peu sa vocation », estime Philippe Lequien. Le directeur défend également l’obtention du label “hôpital de proximité”, qu’il considère comme une garantie de pérennité. « Derrière, il y a des garanties de financement et cela permet d’assurer l’avenir du site », souligne-t-il.

Pas de retour des urgences ni du SMUR

En revanche, certaines revendications régulièrement évoquées sur le territoire ne sont pas à l’ordre du jour. « Il n’y a pas de projet d’ouverture de service d’urgence ou d’ouverture de ligne SMUR sur Champagnole », affirme-t-il.

Selon lui, le contexte national de pénurie médicale impose de concentrer les moyens sur les structures existantes. L’organisation actuellement en place, avec les dispositifs mobiles et les centres hospitaliers voisins, répondrait aux besoins du territoire.

Pour autant, le directeur estime que le retour d’une activité de médecine constituerait déjà une avancée majeure. Cette évolution permettrait de renforcer la présence médicale sur le site et d’améliorer l’accès aux soins pour les habitants du secteur. « Si nous y parvenons, je pense que nous aurons fait quelque chose de très important pour Champagnole », conclut-il.