« Nous, on a souffert, mais les animaux aussi. Que nous, on souffre, c’est une chose, mais que les animaux soient à ce point mal, c’est autre chose. Voir les bestioles en souffrance… Heureusement, ils ont survécu. Il n’y a pas eu de décès, mais ça a été particulièrement compliqué. » Françoise, bénévole depuis une vingtaine d’années au sein de la SPA d’Oyonnax, située à Arbent, en témoigne, cet été a été particulièrement compliqué.
Avec la chaleur caniculaire qui a touché toute la France, les abandons ont été nombreux. Durant toute la saison estivale, les animaux récupérés n’avaient pas fière allure déplore la bénévole : « On récupérait des animaux en très, très mauvais état. Mauvais état parce que déshydratés. […] Il n’y avait plus d’eau, donc même la faune sauvage a souffert. Le chat n’avait pas nécessairement de quoi chasser. A cause de la canicule, il y avait beaucoup moins de gibier à chasser. »
Un accompagnement au quotidien
Pour remédier à cela, les bénévoles de l’association sont obligés de rester auprès des animaux recueillis, avec des plannings toujours plus chargés : « On n’a pas de vacances aujourd’hui, parce que les animaux ne peuvent pas se permettre qu’on parte en vacances. […] Le matin, il y a le nourrissage, la prise de médicaments, l’hygiène des locaux, laver, tenir sur le plan entier, tout ça. Et l’après-midi, on recommence. » détaille Françoise.
Des journées bien chargées auxquelles s’ajoute le volet administratif, particulièrement lourd pour une association de cette taille. Fort heureusement, la SPA a des alliés de taille à ses côtés : des familles d’accueil. Ces dernières récupèrent des animaux et permettent de désengorger les locaux : « Sans ces familles d’accueil, pareil, je ne sais pas ce qu’on ferait pour ces animaux. […] Ce qu’ils leur donnent, c’est inestimable. Ils leur donnent de l’amour, des soins, de la confiance. » résume Françoise.
Une incitation à la stérilisation
Alors que la situation financière de l’association reste fragile, les frais vétérinaires ont atteint 80 000 euros en 2025. Au quotidien, la SPA survit grâce à des dons comme le souligne le président Denis Poncet : « On survit essentiellement grâce à des dons. Les gens laissent de plus en plus tomber certaines causes humaines qui commencent royalement à les fatiguer. Il y a beaucoup plus de retours de la part des animaux. »
Une situation qui pousse également la SPA à rappeler l’importance de la stérilisation, notamment chez les chats, afin d’éviter la multiplication des portées et de nouvelles prises en charge : « Il faut mettre un point quelque part, c’est le manque de stérilisation. Il faut vraiment que les gens prennent conscience que c’est des choses à faire. » Un appel à la responsabilité des propriétaires que Françoise résume en quelques mots : « Un animal, c’est une vie, quand même. »




























