Sur scène, les basses font vibrer Juraparc. Dans la foule, les festivaliers profitent du spectacle. Mais derrière les murs du Lons Electronic Festival, une autre effervescence règne. Entre logistique, sécurité et technique, chaque détail compte. « C’est ici que tout commence », glisse Pierre-Emmanuel Govindama, président de l’événement, en évoquant la salle où sont préparés les plans de montage.

Car si les artistes occupent le devant de la scène, près de 80 bénévoles participent aussi à la réussite de l’événement. Dès leur arrivée, ils récupèrent leur tee-shirt et leur badge avant de rejoindre leur poste. « Tout le monde se connaît. C’est une grande famille », confie le président. Une ambiance conviviale qui n’efface pas les impératifs d’organisation.
Dans les espaces réservés aux artistes, le contraste est saisissant. Loin des décibels, les loges offrent un moment de calme. Les équipes répondent aux demandes de chacun, tandis que les chauffeurs assurent les déplacements, notamment depuis l’aéroport de Genève. Une organisation qui se prolonge jusque dans les hôtels, où plusieurs chambres sont réservées pour accueillir les artistes.
Une organisation réglée au millimètre
Pendant que la musique résonne, d’autres équipes veillent au confort des spectateurs. Cette année, des toilettes extérieures ont été installées pour compléter les équipements de Juraparc. Une décision prise après les difficultés rencontrées lors des éditions précédentes, lorsque les sanitaires ne suffisaient plus à absorber l’affluence.
La gestion des paiements constitue un autre enjeu. Grâce au cashless, les stands fonctionnent sans espèces directement encaissées sur place. « Il n’y a pas de caisse qui traîne partout, il n’y a pas de risque, c’est serein », explique Pierre-Emmanuel Govindama. Le système permet également de suivre les ventes. « Ça nous permet de connaître leurs chiffres et d’anticiper sur l’année suivante », poursuit-il.
Et puis, il y a la sécurité, omniprésente avec une cinquantaine d’agents le vendredi soir et une soixantaine le samedi soir. Derrière le spectacle, chaque installation fait l’objet de précautions. Une vigilance d’autant plus importante que le festival mobilise des équipements techniques particulièrement imposants.
Douze tonnes de lumière au-dessus des têtes
Dans les hauteurs de Juraparc, près de 12 tonnes d’écrans LED sont suspendues. « On est quasiment à la puissance maximale du site », souligne le président. Pour garantir la sécurité de l’installation, les organisateurs ont sollicité une attestation du constructeur de la structure porteuse.
En contrebas, la régie orchestre les effets lumineux qui accompagnent les DJ. Consoles, écrans et techniciens composent cette mécanique invisible depuis la piste. Un travail de précision où chacun possède un rôle déterminant, loin des regards des festivaliers.
À quelques pas, l’espace “chill“ offre une ambiance plus tranquille. Mais partout, le festival continue de vivre à deux rythmes. Celui des spectateurs, venus danser, et celui des équipes, mobilisées dans l’ombre. Deux univers indissociables pour faire vibrer Juraparc jusqu’au bout de la nuit.























