La possible fermeture du bloc opératoire de l’hôpital de Saint-Claude suscite l’inquiétude du Comité de défense et de soutien de l’hôpital (Codesoho). Son président, André Jannet, dénonce une nouvelle réduction de l’offre de soins et n’exclut pas une mobilisation.

« On est un peu interloqués d’apprendre des choses pareilles », confie André Jannet. Le comité a été alerté au début du mois d’octobre de cette nouvelle menace. En cause, notamment, les difficultés de recrutement d’anesthésistes et les perspectives évoquées dans un rapport de l’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP), auquel l’association affirme ne pas avoir eu accès.
Une possible « mort de l’hôpital »
Le président rappelle que les fermetures successives de la maternité, de la pédiatrie et de la chirurgie avec hospitalisation ont déjà fragilisé l’établissement. « Quand vous fermez la maternité, le bloc ne prend plus son sens, parce qu’on ne peut plus faire de césarienne », souligne-t-il. Il s’inquiète désormais pour les activités restantes : « On a peur qu’ils nous flinguent les urgences 24 heures sur 24. Et franchement, là, ce sera la mort de l’hôpital. »
Pour André Jannet, la situation dépasse la seule question financière. « Un service public, ça veut être positif ? On va demander demain à l’école publique de gagner de l’argent ? On n’est pas là pour gagner de l’argent », insiste-t-il. Il rappelle que l’établissement dessert un bassin de près de 60 000 habitants, confrontés à des distances importantes pour accéder à certains soins.
Le Codesoho entend poursuivre ses démarches auprès des médias et des autorités sanitaires. « On ne veut pas une médecine pour les riches, on veut une médecine pour que les gens puissent être soignés. » Une mobilisation pourrait suivre si la fermeture se confirme.


























