Deux fois par an, c’est le même rituel. Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, à 3 heures, il sera 2 heures. Une heure de sommeil gagnée, paraît-il. Mais surtout une nouvelle occasion de se poser des questions auxquelles on devrait pourtant savoir répondre depuis le temps.

Prenons un exemple tout simple. Vous avez un avion dimanche à 9 heures. Mais 9 heures, à la nouvelle heure ou à l’ancienne ? Et si le billet a été réservé avant le changement d’heure, est-ce que la compagnie a pensé à modifier l’horaire ? Rassurez-vous, les horaires des vols tiennent compte du changement. Encore faut-il convaincre notre cerveau, qui préfère imaginer l’avion décoller sans nous.
Autre grand classique : le réveil. Faut-il le reculer soi-même ? Le téléphone le fait-il automatiquement ? Et celui de la voiture ? Quant à l’horloge du four, elle affiche parfois encore l’heure d’été au mois de décembre. Au fond, elle a peut-être simplement décidé de ne plus participer à cette mascarade.
Et puis, il y a les questions existentielles. Celui qui travaille de nuit fait-il une heure supplémentaire ? Celui qui fête son anniversaire à 2 h 30 peut-il souffler ses bougies deux fois ? Et surtout, pourquoi nous explique-t-on chaque année que nous allons dormir une heure de plus, alors que les enfants et les animaux, eux, n’ont visiblement pas reçu la circulaire ?
Le plus amusant reste notre capacité collective à redécouvrir ce mécanisme tous les six mois. On consulte Internet, on interroge ses proches, on cherche un moyen mnémotechnique pour savoir s’il faut avancer ou reculer les aiguilles. Et l’on finit toujours par demander à quelqu’un : « Mais du coup, on gagne ou on perd une heure ? »
Cette fois, on en gagne une. Pour en faire quoi ? Probablement pour passer une bonne partie du dimanche à vérifier qu’on est bien à la bonne heure.
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