À peine installés, les élus locaux doivent déjà transformer leurs intentions en projets. Pour les accompagner, la préfecture a réuni les acteurs publics et parapublics de l’ingénierie territoriale lors d’un forum destiné aux nouveaux élus comme à ceux qui ont renouvelé leur mandat.
L’objectif est de leur permettre d’identifier rapidement les bons interlocuteurs. Logement, aménagement public, restauration des milieux : les domaines sont nombreux. « L’ingénierie publique, c’est tout un ensemble de partenaires […] à disposition des élus pour répondre à leurs questions », résume Jean-Pierre Cabaret, directeur départemental adjoint des territoires.
Les besoins sont déjà identifiés. Rénovation des bâtiments publics, des logements communaux ou des écoles, renaturation des cours d’école : les demandes sont variées. S’ajoute le devenir de friches pour lesquelles les petites communes ne disposent pas toujours de l’ingénierie nécessaire pour imaginer un nouveau projet.
Des projets à rendre concrets
Dans ce contexte, l’enjeu ne consiste pas seulement à présenter les dispositifs existants. Il faut rendre les projets réalisables. Le préfet a insisté sur la nécessité d’aller au-delà des intentions : « Ensuite, ces projets, il faut qu’ils soient concrets. » Leur montage peut demander plusieurs années, d’où la volonté d’engager le travail dès le début du mandat.
La question financière reste centrale. Malgré un contexte budgétaire contraint, Jean-Pierre Cabaret assure que « des financements [sont] disponibles pour accompagner les collectivités dans leurs projets ». Des priorités sont toutefois établies, notamment l’adaptation au changement climatique, le logement et sa rénovation.
Le forum rassemble ainsi une trentaine de participants, majoritairement implantés dans le Jura, auxquels s’ajoutent des partenaires régionaux ou intervenant dans le département. L’idée est de réunir, en un même lieu, les compétences dont les communes peuvent avoir besoin.
Une porte d’entrée pour les élus
Cependant, l’accompagnement ne s’arrête pas à cette journée. La DDT dispose d’un référent par territoire et par communauté de communes. « Un élu peut arriver : j’ai un problème, mais je n’ai pas la solution. Et nous, notre objectif, c’est de l’accompagner dans la construction de sa solution », explique Jean-Pierre Cabaret.
Face au risque de « millefeuille » administratif, il défend une organisation plus lisible : « La DDT vous offre une porte d’entrée unique. » À elle ensuite de gérer la complexité et d’orienter les élus vers les interlocuteurs adaptés.
Ce forum, deuxième organisé à la préfecture après celui de 2024, intervient volontairement après l’installation des élus. L’objectif est qu’ils puissent venir avec des questions précises et trouver, dès le début du mandat, les interlocuteurs capables de faire avancer leurs projets.























