Montrond. Un radar pour faire ralentir sur la RN5

Face aux vitesses constatées sur la RN5, la commune de Montrond défend l’installation d’un radar. Le projet avance avec les services de l’État.

0
92
Plusieurs emplacements sont encore étudiés pour le futur dispositif.

À Montrond, le dossier d’un radar sur la RN5 avance. Porté depuis le début du mandat, le projet répond, selon le maire, Séverin Giraud, à une préoccupation de sécurité dans la traversée de la commune. « C’est une promesse de campagne vis-à-vis des habitants. C’est une promesse qui a été entendue et qui est attendue. » Ces dernières semaines, les échanges avec les services de l’État se sont accélérés. Des représentants de la préfecture se sont notamment déplacés sur le terrain. Une réactivité saluée par l’élu, qui estime que la situation est désormais prise « très au sérieux ». Pour lui, l’enjeu reste avant tout de réduire les vitesses dans l’agglomération, notamment à certaines heures de la journée. « J’ai un devoir de sécurité vis-à-vis de mes habitants. »

Le radar apparaît ainsi comme l’une des réponses envisagées. Une solution que le maire sait peu populaire, mais qu’il considère aujourd’hui nécessaire pour provoquer une prise de conscience. « Le sujet du radar, évidemment, moi le premier, ça ne fait sourire personne. » Pourtant, poursuit-il, il s’agit à ses yeux du « seul moyen aujourd’hui de faire prendre conscience très rapidement à tout le monde que c’est une vraie problématique ». Il refuse surtout d’attendre qu’un accident grave implique un habitant de la commune pour agir. Quant au coût éventuel du dispositif, sa réponse est directe : « Le coût d’une vie est bien plus important. »

Plusieurs emplacements à l’étude

Pour autant, le projet n’est pas encore arrêté. « Pour l’instant, rien n’est décidé. » Plusieurs emplacements ont été localisés et doivent encore être étudiés. L’objectif n’est d’ailleurs pas uniquement de sanctionner. Une prévention en amont est également envisagée afin d’avertir les automobilistes avant le dispositif. Le maire souhaite obtenir « un effet immédiat » à l’entrée ou à certains endroits du village, afin de réduire la vitesse. Le radar doit ainsi rappeler aux conducteurs qu’ils entrent dans une agglomération et qu’ils doivent « rouler de manière raisonnable autour des 50 km/h ». Convaincu de la nécessité d’avancer, Séverin Giraud assure qu’il continuera à défendre le dossier : « Je me battrai jusqu’au bout. »