L’idée est née cet été d’une rencontre entre les maires de Louhans-Châteaurenaud et de Lons-le-Saunier. Au fil des échanges sur leurs marchés et leurs centres-villes, un constat s’est imposé : « On a deux départements séparés, et c’est vrai que la limite départementale, ça freine un peu, aussi bien en communication qu’en lien. » De là est née l’idée d’une “route des villes aux arcades”, portée initialement par les deux communes.
Le projet pourrait également associer Cuiseaux et Arbois. L’objectif serait de créer un parcours entre ces quatre villes en s’appuyant sur leurs arcades, mais aussi leurs marchés, commerces, patrimoines et offres culturelles. « Le but, c’est de parler de ces quatre villes, de faire un peu un trait d’union », explique Frédéric Bouchet, le maire de Louhans-Châteaurenaud. La proximité de l’autoroute doit également permettre de capter des visiteurs de passage.
Surtout, la démarche entend encourager les touristes à franchir la frontière administrative. « C’est bien parce que ça fait ce trait d’union entre le Jura et la Saône-et-Loire », lui a notamment fait valoir la vice-présidente du Département chargée du tourisme, Élisabeth Roblot. Le projet doit rester simple : des conventions entre les villes et une communication commune plutôt qu’un nouveau dispositif lourd.
Des marchés comme portes d’entrée
Les arcades formeraient le fil rouge, mais les marchés constitueraient l’un des principaux « points d’accroche ». L’idée est ensuite de profiter des manifestations organisées dans chaque commune pour mettre les autres destinations en lumière. Les centres-villes ont aussi leurs spécificités : « Chaque ville a sa propre manière de porter les arcades », souligne le maire, qui souhaite raconter leur histoire autant que la vie commerciale développée autour.
À Louhans-Châteaurenaud, le projet s’appuierait ainsi sur un cœur de ville encore très commerçant. Le maire avance 157 arcades et « quasiment autant de commerces ». Mais l’enjeu dépasse la seule Bresse : gastronomie, patrimoine ou encore vélo doivent permettre de multiplier les passerelles. « On a beaucoup de points communs », résume-t-il, alors que les déplacements entre Jura et Saône-et-Loire existent déjà.
Le parcours reste toutefois à formaliser. Aucune date officielle de lancement n’est arrêtée. Côté louhannais, le maire assure être « prêt » et estime que le dispositif pourrait être opérationnel au minimum pour la prochaine saison estivale. Il évoque également Pâques comme possible point de départ. « Ce ne sont pas des projets qu’on va étudier. Là, c’est prêt », assure-t-il. Reste désormais à transformer cette volonté commune en parcours concret.
Une liaison qui dépasse les frontières
Au-delà de la fréquentation touristique, le projet veut donc matérialiser un lien entre deux départements voisins. La piste cyclable est notamment présentée comme un possible « trait d’union ». « Ça permettrait de légitimer ce lien qu’il y a entre les deux départements », estime le maire. Une manière, aussi, de donner une traduction locale à l’appartenance commune à la Bourgogne-Franche-Comté.
























