Édito. Deux jours à croquer Dole

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Il y a des week-ends où l’on fait du sport. D’autres où l’on jardine, où l’on range la maison, où l’on profite raisonnablement d’une promenade digestive. Et puis il y a le Week-end gourmand du Chat perché.

À Dole, pendant deux jours, la notion de « raisonnable » connaît quelques difficultés. On commence pourtant avec les meilleures intentions. “Je vais simplement faire un tour.” Une phrase prononcée avec beaucoup de conviction, généralement quelques minutes avant de tenir quelque chose à manger dans une main et un verre dans l’autre.

Car le véritable sport du Week-end gourmand est ailleurs. Il consiste à slalomer entre les visiteurs sans renverser son assiette, à déterminer si l’on dispose encore d’une petite place pour goûter « juste ça » et, surtout, à réussir l’exploit de refuser une dégustation. Sur ce dernier point, les performances restent assez faibles.

Les rues se remplissent, les bonnes odeurs aussi, et les résolutions alimentaires prises quelques jours plus tôt sont priées de patienter jusqu’au lundi. Après tout, difficile de parler de modération lorsque le comté, les vins du Jura et quelques autres spécialités locales se dressent sur votre chemin.

Le plus remarquable reste notre capacité collective à développer, le temps d’un week-end, une argumentation nutritionnelle imparable. Marcher dans Dole fait de l’exercice. Faire plusieurs fois le tour du centre-ville en fait davantage. Par conséquent, reprendre quelque chose devient presque une nécessité pour éviter l’hypoglycémie. CQFD.

Dimanche soir, chacun rentre finalement chez soi avec le sentiment d’avoir bien profité. Certains avec quelques emplettes, d’autres avec de bonnes découvertes et beaucoup avec cette petite phrase : “Ce soir, je ne mange pas.”

Une promesse courageuse.

Au moins jusqu’à l’heure du dîner.