Issu de la Loi de Finances pour 2026 qui opère une refonte complète de la fiscalité applicable aux logements vacants, le nouveau dispositif permet aux communes de fixer librement leur taux. La municipalité arboisienne a opté pour le taux plafond de 50 %. La mesure vise 78 logements habitables mais vides depuis au moins deux ans. Les recettes prévisionnelles quadrupleraient, passant de 24 722 euros à 99 205 euros par an. Ce chiffre suppose toutefois que les 78 logements restent tous vides : si la taxe fonctionnait et poussait réellement les propriétaires à louer, ces recettes chuteraient.
La majorité mise sur l’incitation à la rénovation
Pour l’équipe municipale emmenée par Valérie Depierre, cette hausse constitue un outil indispensable pour mobiliser le parc privé. Alice Lamy précise quant à elle, que le dispositif cible uniquement « les logements où il ne se passe rien : pas de travaux, pas de mise en location ». La majorité rappelle que la mesure s’articule avec des aides à l’habitat et prévoit des exonérations (location d’au moins 90 jours par an ou travaux représentant 25 % de la valeur du bien).
L’opposition dénonce une augmentation supérieure à 300 %, appliquée sans analyse préalable. Le conseiller Jean-Louis Court conteste la méthode : « Je m’interroge sur l’utilité d’augmenter jusqu’à 50 % la taxe. Pour certains, ça risque d’être compliqué », avertit-il, estimant qu’il fallait d’abord « comprendre pourquoi ces logements ne sont pas en location », alors que « les propriétaires n’ont pas été identifiés et les sites pas cartographiés ». L’opposition craint de pénaliser des ménages invoquant des contraintes matérielles (absence de parking ou garage) ou des difficultés financières pour réaliser les travaux requis.
























