Région. Comment la Bourgogne-Franche-Comté veut mieux accompagner ses associations ?

Vice-présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté en charge notamment de la vie associative, Sarah Persil détaille la feuille de route adoptée par les élus pour faire évoluer les relations avec les associations.

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Sarah Persil associations Bourgogne Franche-Comté
Sarah Persil a présenté la feuille de route lors de l'assemblée plénière.

Pourquoi avoir élaboré cette feuille de route ?

« Aujourd’hui, les associations traversent une période compliquée. Pour la première fois, le mouvement associatif s’est mobilisé au niveau national pour dire : “Attention, les associations sont en train de mourir”. Ce document est une feuille de route qui engage toute l’administration régionale. Il permet de mettre en pratique la stratégie de mandat et de dire globalement ce que l’on veut faire dans nos politiques publiques. Ce n’est pas un document financier. Il n’y a pas de chiffres. C’est un document stratégique qui fixe les sujets sur lesquels nous voulons avancer. »

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Pourquoi les associations occupent-elles une place si importante ?

« Les associations sont des partenaires de premier plan. Elles apportent leur expertise, elles nous disent parfois que nous faisons fausse route, et ce n’est pas grave. C’est aussi comme cela que l’on construit de meilleures politiques publiques. Une structure sur trois qui fait appel au conseil régional est une association. Un euro sur six dépensé par la Région, en dehors de ses missions propres, va au monde associatif. Les associations sont partout. »

Comment cette feuille de route a-t-elle été construite ?

« J’ai rencontré les auteurs du rapport du CESE, puis nous avons réuni le CESE, le CESER, le Mouvement associatif et les services de la Région. Les associations nous ont expliqué ce qui fonctionnait et ce qui pouvait être amélioré. Nous avons récupéré une trentaine de propositions très concrètes, que nous avons retravaillées avec les services. Aujourd’hui, nous avons cinq ambitions et vingt-cinq sujets sur lesquels toute l’administration régionale doit pouvoir avancer et faire mieux. On veut devenir une collectivité “association friendly”. Oui, on peut encore s’améliorer. »

Que va-t-il se passer maintenant ?

« Dès le mois de septembre, nous allons réunir le mouvement associatif tous les mois. Nous allons construire ensemble les indicateurs de suivi et les objectifs. On va venir tricoter tout cela collectivement. Depuis 2022, nous travaillons déjà avec la charte des engagements réciproques. L’idée est de privilégier la subvention quand c’est possible, de limiter les appels à projets et de faire confiance au projet associatif. Je suis convaincue qu’il faut ouvrir les portes du pouvoir. Toute politique publique doit être co-construite avec les personnes concernées. Oui, cela prend du temps, mais derrière, on est meilleurs. »