Désormais, rare sont ceux qui l’ont entendu en direct, le 18 juin 1940. Ce soir-là, « sur les ondes de la BBC, un général de brigade à titre temporaire, sous-secrétaire d’État, prenait la parole pour refuser l’abandon que d’autres s’apprêtaient à accepter », a retracé Caroline Ageron au monument de la Résistance, jeudi soir. Sur la place Arnaud Beltrame, renommée il y a un an et demi en hommage au colonel de gendarmerie, ils étaient plusieurs dizaines de citoyens et d’élus à écouter attentivement le message ministériel lu par la sous-préfète de l’arrondissement.

Un hommage rendu à ceux qui ont répondu à l’Appel
Au-delà de la figure du Général, le message a aussi rendu hommage à tous ceux autour de lui, qui ont répondu à son appel : « Ceux qui avaient répondu à l’Appel lui donnaient un visage universel : parmi eux, Joseph Kessel, né en Argentine, auteur du Chant des Partisans ; Joséphine Baker, enfant de Saint-Louis du Missouri devenue héroïne du renseignement ; Félix Éboué, petit-fils d’esclave et gouverneur du Tchad, qui offrit à la France libre son premier point d’appui ». Le Chant du premier a d’ailleurs été diffusé à l’issue de la cérémonie, après la Marseillaise.

Des gerbes de fleurs ont été déposées par la sous-préfète, les élus Frédéric Bouchet, Mathilde Chalumeau et Anthony Vadot ainsi que par le président du Souvenir français local, Alain Quequin. Au sein de ce message, Caroline Ageron a rappelé l’importance du miroir de ce souvenir sur les enjeux de notre époque : « À l’heure où le monde est à nouveau travaillé par la tentation de la force brute, l’Appel du 18 juin nous élève à la hauteur d’une exigence : notre peuple n’est jamais aussi grand que lorsqu’il refuse la défaite de l’esprit, et se donne les moyens de défendre sa liberté ».

























