Jura. L’État défend son bilan et prépare les défis de demain

Devant les conseillers départementaux, le préfet a dressé le bilan de l’action de l’État dans le Jura. Agriculture, sécurité, santé et mobilité ont dominé les échanges.

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Le préfet a présenté le rapport annuel de l’action de l’État dans le Jura.

L’année 2025 a été marquée par des crises, mais aussi par des investissements et des projets structurants. C’est le message qu’a souhaité faire passer le préfet du Jura, Pierre-Edouard Colliex, lors de la présentation du rapport annuel des services de l’État devant l’assemblée départementale. Face aux élus, il a défendu une action publique qu’il veut « concrète » et tournée vers les résultats.

Dès l’ouverture de son intervention, le représentant de l’État a insisté sur la nécessité d’un travail commun avec les collectivités. « Travailler en confiance est évidemment une condition pour bien travailler », a-t-il souligné. Dans un contexte international tendu et marqué par de nombreuses incertitudes, il a estimé que la coopération entre services de l’État et collectivités serait plus que jamais nécessaire.

Le préfet a également revendiqué une approche pragmatique. « Nos concitoyens ne veulent pas savoir combien de réunions nous avons tenues. Ils veulent voir les résultats », a-t-il lancé. Une manière d’assumer une action orientée vers les réalisations concrètes plutôt que vers les procédures administratives.

L’agriculture au premier plan

Sans surprise, la crise de la dermatose nodulaire contagieuse a occupé une place centrale dans ce bilan. Plus de 1,2 million d’euros ont été engagés pour indemniser les exploitations touchées. « L’État est intervenu sans hésiter », a-t-il affirmé.

Au-delà de cette crise sanitaire, les aides de la Politique agricole commune ont atteint près de 59 millions d’euros dans le département. Il a également défendu la filière comté, qu’il considère comme « l’une des plus vertueuses de France », tout en soulignant son rôle dans la préservation des paysages jurassiens.

La sécurité a constitué l’autre grand volet de son intervention. Pierre-Edouard Colliex a mis en avant les opérations menées contre les trafics de stupéfiants, notamment à Dole. Renforts nationaux, enquêtes judiciaires et création d’une cellule anti-délinquance : l’État entend renforcer sa présence sur le terrain. « Nous ne laissons pas faire », a-t-il assuré.

Santé, routes et services publics au cœur des inquiétudes

Les échanges avec les conseillers départementaux ont ensuite permis d’aborder plusieurs sujets sensibles. La question des infrastructures routières et du futur contrat de plan État-Région a notamment été évoquée. Les élus ont insisté sur le besoin de désenclaver certains secteurs du département, en particulier dans le Haut-Jura.

La santé a également suscité de nombreuses interrogations. Plusieurs élus ont alerté sur la situation de l’hôpital de Dole et sur les investissements encore nécessaires. Le préfet a reconnu les difficultés. « Les financements ne sont pas identifiés à ce stade », a-t-il admis, tout en assurant suivre le dossier avec attention auprès de l’Agence régionale de santé.

Malgré les tensions budgétaires et les inquiétudes exprimées par les élus, le préfet estime que le Jura conserve de solides atouts. « L’État a été au rendez-vous de ses responsabilités en 2025 », a-t-il affirmé, promettant de maintenir cette mobilisation dans les mois à venir.