À peine élue présidente de la communauté de communes Porte du Jura, Valérie Vaucher engage son mandat sur des enjeux très concrets. « On est dans un gros travail RH », explique-t-elle. Plusieurs départs structurants sont en cours, dont celui de la directrice générale des services. « C’est une pièce maîtresse », souligne l’élue. Dans ce contexte, la priorité est à l’organisation interne, avec des recrutements à mener rapidement.
Cette entrée en fonction s’inscrit toutefois dans une continuité. Ancienne vice-présidente à l’économie, elle connaît déjà les compétences de l’intercommunalité. « Pendant six ans, j’ai mesuré leur importance, puis j’ai rencontré les maires de toutes les communes », précise-t-elle, avec l’objectif de poser les bases d’un projet à l’échelle des 21 communes.
La question de l’équilibre territorial a accompagné cette démarche. Certaines inquiétudes ont été exprimées autour de la place de Saint-Amour. Elle y répond clairement : « Je ne suis pas élue pour une commune, mais pour l’ensemble du territoire ».
Un mandat à organiser et à partager
Autre spécificité : le cumul avec son mandat de maire. Une configuration qu’elle dit avoir anticipée. « J’y ai beaucoup réfléchi et j’ai toute confiance en mes adjoints ». Pour se consacrer pleinement à ses nouvelles responsabilités, elle prévoit de quitter son activité d’enseignante à la rentrée. « Je ne veux pas tout faire », résume-t-elle.
Dans le fonctionnement, la présidente met en avant une logique collective. « Je fais confiance à mes vice-présidents », affirme-t-elle, en insistant sur le rôle des délégations. Les commissions devraient également prendre une place importante. « Je suis favorable au débat ».
Aucun poste de vice-présidence n’est aujourd’hui occupé par une femme. Une situation qu’elle relie à la composition même du conseil communautaire. « On a très peu de femmes autour de la table », constate-t-elle. Certaines élues approchées ont d’ailleurs décliné la place, « souvent par manque de temps ». Si elle dit ne pas raisonner en termes de genre dans son engagement, elle reconnaît néanmoins des freins persistants. « Il faut parfois encore s’imposer davantage », observe-t-elle, tout en appelant les élues à s’investir dans les commissions.
Des priorités structurantes sur la durée
Sur le fond, plusieurs dossiers structurants sont engagés. Le plan local d’urbanisme intercommunal en fait partie. « Il va nous occuper plusieurs années ». La collectivité travaille aussi sur la gestion de ses bâtiments, avec un enjeu énergétique identifié. « C’est un axe important dans notre stratégie », indique-t-elle.
Par ailleurs, Valérie Vaucher souhaite maintenir une place pour la culture à l’échelle intercommunale. « C’est essentiel dans nos vies », estime-t-elle, en lien avec les politiques d’ouverture et de cohésion.
Enfin, la présidente fixe un objectif de fond. « Que les communes ne voient plus la Comcom comme un obstacle ». Elle évoque un fonctionnement encore en construction, marqué par des réalités territoriales différentes.























