Rugby. Des licences gratuites pendant deux mois pour attirer de nouveaux jeunes dans les clubs

Depuis le 1er avril et jusqu’au 31 mai, la Fédération française de rugby propose des licences gratuites pour les jeunes de 3 à 18 ans. Une opération séduction en fin de saison, destinée à attirer de nouveaux pratiquants dans les clubs.

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Des licences gratuites sur deux mois pour encourager la pratique du rugby. Photo d'illustration.

À l’approche de la fin de saison, la Fédération française de rugby mise sur la gratuité pour élargir sa base de pratiquants.

Le principe est simple : permettre aux jeunes de 3 à 18 ans de découvrir le rugby sans frais, dans n’importe quel club. « L’initiative est assez simple. C’est pour faire découvrir au maximum le rugby à des jeunes qui auraient hésité en début de saison », résume Josselin Le Goff. Une manière aussi de lever les freins à l’inscription, tout en garantissant un cadre sécurisé : les jeunes sont licenciés et donc assurés.

Ce dispositif temporaire, ouvert à l’échelle nationale, offre les mêmes droits qu’une licence classique. Entraînements, intégration dans les groupes, participation à la vie du club : tout est accessible, sans engagement sur la saison suivante. « Ils peuvent tout faire », confirme Jean-Marie Meulle, précisant même que les jeunes peuvent s’entraîner dans différents clubs grâce à la couverture offerte par la licence.

Une dynamique déjà visible dans les clubs

Sur le terrain, les premiers effets sont perceptibles, même si les chiffres restent à affiner. « On en a peut-être 20 à 30 qui arrivent comme ça », observe-t-on. Une fréquentation encourageante, mais encore difficile à analyser pleinement : « C’est un peu tôt pour faire le bilan, puisqu’il reste un mois. » La période choisie, entre avril et fin mai, correspond à un moment charnière de la saison, avec davantage de tournois et une météo plus favorable à la pratique.

Cette opération profite surtout aux écoles de rugby. Les nouvelles recrues se concentrent majoritairement chez les plus jeunes, notamment dans les catégories moins de 10 et moins de 14 ans. « Il y en a un peu de partout, dans chaque catégorie », note Josselin, même si les adolescents et les seniors semblent moins concernés par le dispositif. L’absence d’engagement financier et la possibilité de venir essayer avec des amis jouent un rôle clé dans cette attractivité.

Transformer l’essai sur la durée

Si l’objectif immédiat est de faire découvrir la discipline, l’enjeu principal reste la fidélisation. « La question, c’est de savoir si ces 20 ou 30 licenciés en plus, on arrive à les garder l’année d’après » souligne Jean-Marie Meulle. Car ces licences gratuites, valables sur une courte période, servent avant tout de porte d’entrée vers une pratique plus durable.

Pour maximiser leurs chances, les clubs s’appuient aussi sur des actions complémentaires, notamment en milieu scolaire ou à travers des animations locales. La période coïncide d’ailleurs avec certains cycles d’initiation dans les écoles, ce qui peut encourager les jeunes à franchir le pas.

Reste que l’impact réel de l’opération ne pourra être mesuré qu’à moyen terme, une fois la saison suivante entamée. En attendant, la gratuité apparaît comme un outil efficace pour susciter la curiosité et attirer de nouveaux visages sur les terrains. À charge, ensuite, pour les clubs de transformer l’essai.