Semaine du 11 au 17 mai
Certains diront qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Peut-être…
Au début du mois de mai 1896, un homme se présenta en vélo à l’hôtel de monsieur Goux, à Orchamps. Ce premier lui aurait alors proposé de le lui vendre à un bon prix : « Je suis parti de Dijon ce matin, à bicyclette, pour Mulhouse, où habitent mes parents. Au cours de mon voyage, j’ai malheureusement perdu mon porte-monnaie et me trouve ainsi sans argent. Dans le but de m’en procurer, je suis décidé à vous vendre ma machine à bon compte », rapporte un rédacteur anonyme du journal Le Petit Comtois dans l’édition du 13 mai 1896, avant de poursuivre : « L’hôtelier pria B. d’attendre au lendemain et lui servit un repas qui ne fut pas payé. »
Le lendemain, monsieur Goux était à deux doigts d’accepter l’offre. Avant de procéder à l’achat, il lui aurait dit : « J’accepte d’acheter votre bicyclette, mais je tiens toutefois à m’assurer qu’elle vous appartient bien, et à cet effet, je vais télégraphier immédiatement à votre ancien patron. » L’homme prit aussitôt la fuite, laissant la bicyclette sur place. L’auteur de l’article ajoute : « Il paraît que cette dernière a été volée. »
Le Petit Comtois, 13 mai 1896, n°4619, p. 3.

























