Oyonnax. « La démocratie locale a un coût » : un débat animé autour des indemnités du maire et de ses adjoints

Réunis pour le deuxième conseil municipal de la mandature de Laurent Harmel lundi 13 avril, les élus oyonnaxiens ont voté les indemnités du maire, des adjoints et des conseillers. L'opposition, portée par Julien Martinez et Loan Van Gele, a dénoncé une « optimisation ni saine ni acceptable ».

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Un débat sur les indemnités des élus a animé le conseil municipal d'Oyonnax lundi 13 avril.

Lundi 13 avril, le deuxième conseil municipal d’Oyonnax a voté les indemnités des élus. Une occasion que n’a pas manquée l’opposition pour lancer un débat sur les rémunérations et l’exemplarité en politique. « En 2020, il y avait une certaine retenue avec un montant voté à 83 % de l’échelle de la fonction publique. Là, on est passés d’une modération à une optimisation, avec le taux maximum (90 % concernant les indemnités du maire). L‘enveloppe est mobilisée comme un outil de répartition de l’argent public, qui n’est ni sain ni acceptable », a estimé Loan Van Gele, de la liste “Tous unis pour Oyonnax”.

Loan Van Gele au conseil municipal d’Oyonnax
Loan Van Gele, de la liste “Tous Unis pour Oyonnax”, a pris la parole contre le vote des indemnités de fonction des élus.

« On respecte la loi »

Laurent Harmel lui a répondu, justifiant les augmentations par un engagement total de ses équipes : « On respecte la loi. Ma volonté a été de répartir différemment. Des personnes ont diminué leur temps de travail pour assumer leur charge élective. Ça me paraissait intéressant d’avoir une petite indemnité. Quant à la notion de présence, on mettra en place un système pour la quantifier ». Un argument qui n’a pas convaincu la tête de file de l’opposition, Julien Martinez, qui a voté contre la délibération : « On subit une crise comme jamais dans la vallée. On doit montrer l’exemplarité ». Damien Abad est intervenu pour défendre la décision du maire : « L’enveloppe globale n’augmente pas. L’indemnité est construite pour permettre à chacun de s’engager, peu importe sa condition sociale. Si, demain, il n’y en a plus, ce sera les lords et les rentiers qui seront élus et uniquement eux. La démocratie locale a un coût ».