“C’est une excellente chose, mais il reste souvent très difficile de monter un dossier pour obtenir un banc de l’amitié dans une école. Entre lenteurs administratives et manque de budget, les obstacles sont nombreux”, témoigne une enseignante d’une commune proche de Lyon.
Face à ces difficultés, le corps enseignant appelle à un plus grand engagement des associations privées pour porter ce type d’initiative.
Pour certains élèves, ce banc représente un véritable point d’appui. Il offre un espace identifié où ceux qui ne se reconnaissent pas dans les jeux collectifs peuvent se retrouver et, parfois, nouer de nouvelles relations.
“La récréation est devenue un lieu parfois violent, avec des jeux qui ne sont pas partagés par tous : jeux de ballon très engagés, voire des formes de confrontation physique. La cour reproduit parfois des comportements d’incivilité et de non-respect”, observe l’enseignante.
Le Kiwanis à l’initiative dans le Haut-Jura
Dans le Haut-Jura, le club Kiwanis Saint-Claude se mobilise concrètement pour faire émerger ces espaces de solidarité.
En se rendant sur ce banc, les enfants en situation d’isolement peuvent signaler leur besoin de contact et recevoir le soutien de leurs camarades.
Un premier banc a été inauguré le 26 février à l’école élémentaire Bernard-Clavel de Saint-Lupicin.
L’initiative s’est poursuivie vendredi 13 mars à Lavans-lès-Saint-Claude, où un nouveau banc a été installé en présence de la directrice de l’établissement, du maire Philippe Passot, de membres du Kiwanis — dont Alain Boudier — et des 88 élèves, du CP au CM2.
La matinée s’est prolongée à Ravillolès, avec l’inauguration d’un dispositif similaire aux côtés de la directrice de l’école, du maire Roger Morel-Fourrier et d’une trentaine d’élèves.
Autant d’actions locales qui traduisent une ambition partagée : faire de la cour de récréation un espace plus inclusif et apaisé.





















