Bresse Louhannaise. Une aide de 4 500 euros votée pour détruire 100 nids de frelons asiatiques

Réunis pour le dernier conseil de la mandature, les élus de Bresse Louhannaise Intercom ont voté une convention de collaboration avec le Groupement de Défense Sanitaire Apicole de Saône-et-Loire. Une aide de 45 euros sera versée aux habitants du territoire communautaire demandant une destruction d'un nid de frelons.

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Les nids de frelons asiatiques vont commencer à se remplir à l'aune du printemps.

“Le département de Saône-et-Loire est en retard sur cette question. L’Ain a déjà un dispositif d’aide total avec la région qui couvre les frais”, a rappelé Christian Clerc au dernier conseil de Bresse Louhannaise Intercom (BLI) mercredi 11 mars.

L’ancien maire de Sornay, qui ne s’est pas représenté aux dernières élections, s’est réjoui d’un nouveau dispositif voté par la communauté, présenté comme une nécessité : “Le frelon asiatique est un prédateur pour les abeilles, avec des incidences sur la filière apicole, un danger pour la sécurité des personnes, mais aussi pour la biodiversité. Le but de cette convention est d’enrayer son expansion rapide.”

Un test pour la communauté de communes

À l’aube du printemps où les nids commencent à s’étendre, une convention a donc été votée à l’unanimité avec le Groupement de Défense Sanitaire Apicole de Saône-et-Loire. Celui-ci sera chargé de détruire les nids de frelons sur le territoire communautaire, à la demande des habitants. “Il faut que cette lutte ne soit pas exclusivement dans le domaine public. Cette convention doit permettre des délais d’intervention rapides et des tarifs attractifs”, développe Mickael Chevrey.

Une aide de 4 500 euros a été entérinée, dans l’optique de financer 100 destructions de nids sur la saison. Cette aide sera directement versée aux demandeurs, et se cumulera avec une autre aide de 45 euros, portant le reste à charge pour les habitants à 10 euros.

Le dispositif est pensé comme un test par la communauté de communes. Si le nombre de destruction est moins important que prévu, le trop-perçu serait reversé à BLI par le Groupement de Défense Sanitaire Apicole de Saône-et-Loire. En revanche, si la demande s’avérait plus forte que les 100 nids envisagés, la convention pourrait être modulée par la communauté de communes pour les années à venir.