Semaine du 23 au 29 mars
Dans la nuit du 17 au 18 mars 1896, à Bourcia, un incendie piégea Julien Lomas dans son logement. Il fut “réveillé en sursaut par les beuglements de sa vache, [il] se leva en hâte pour se rendre compte de ce qui se passait. A peine ouvrait-il la porte de sa chambre qu’il aperçut en flammes les escaliers qui y donnaient accès“, explique un auteur anonyme du journal Le Petit Comtois dans l’édition du 24 mars 1896.
Pour sauver sa vie, Julien Lomas ne vit qu’une solution : se jeter par une fenêtre. N’attendant donc pas l’arrivée des secours, et “[n’ayant] pas d’autre retraite que la fenêtre, il jeta dans la rue des draps, couvertures, etc., pour amortir sa chute, et il se précipita dehors”. Inutile de préciser qu’il aurait pu se tuer dans la chute.
Les secours arrivèrent ensuite, mais le “foyer de l’incendie était si considérable qu’il fut impossible de sauver quoi que ce fut ; on se borna à préserver les maisons voisines. Le mobilier et la vache de M. Lomas sont restés dans les flammes”. Pauvre bête qui eut juste le temps d’alerter son maître avant de mourir dans des conditions atroces. Triste histoire !
Le Petit Comtois, 24 mars 1896, n°4570, p. 3.




















