Derrière les grands pôles de haut niveau qui ne jouent pas dans la même cour, l’Espérance lédonienne est probablement un des meilleurs clubs de France en gymnastique. Une recette qui ne date pas d’hier et qui, encore pour cette saison 2025-2026, augure de grands résultats nationaux.
Jennifer Borod, éducatrice sportive depuis deux ans au sein de l’association, nous explique comment cette excellence se crée : « nous accueillons des groupes dès 18 mois, avec la baby gym en présence des parents, et jusqu’à 50 ans avec des sessions pour les adultes. La compétition, quant à elle, peut réellement démarrer à partir de six ans sur les agrès. C’est à peu près le tiers de nos adhérents (120 sur 350) qui sont inscrits en compétition et s’entraînent deux fois par semaine.»
Tous les cours sont complets chaque année, avec même entre 200 et 300 refus en raison des limites des infrastructures et du nombre d’éducateurs. « On pourrait avoir le même club de gym en double », plaisante Jennifer Borod. Les deux salariés et de nombreux parents bénévoles animent l’ensemble des cours, avec aussi des stages de perfectionnement pendant les vacances.

La gym douce, une activité parallèle pour connaître son corps
L’Espérance lédonienne est un club multi-activités, qui propose également de la natation et du tennis de table. C’est donc tout naturellement qu’il se diversifie à l’intérieur même de ses activités de gymnastique. Christelle Vigouroux est à l’ESPE depuis 2018 et propose des cours de yoga et de gym Pilates : « il y a le Pilates Reformer, qui se pratique en studio avec des machines et le Pilates Matwork sur tapis, qui est plus difficile car sans assurance.»
Cette activité, portant le nom de son inventeur qui a trouvé une manière de se renforcer sans poids de charge après une blessure, est un travail de proprioceptivité. « On doit se représenter son schéma corporel », explique Christelle Vigouroux. « On apprend à tenir son dos droit, on fait des squats, du gainage. On revoit toute la base. C’est très utile, notamment pour les sportifs, pour qu’ils comprennent leurs corps dans chaque mouvement.»
Début des compétitions courant mars
Le Pilates, qui suscite un engouement récent dans le Jura, demande encore à être développé. Un problème que ne rencontre pas la gymnastique artistique : « il y a toujours des petites filles qui adorent ça, pourvu que ça dure », espère Jennifer Borod. Alors que l’ESPE s’était classé 15 ème par équipe aux championnats nationaux l’année dernière, le club espère réitérer un tel résultat avec les compétitions 2026 qui débuteront courant mars.


























