Louhans. « Paix aux hommes de guerre » : une cérémonie en hommage aux morts pour la France en Indochine

Lundi 8 juin, au mémorial de Louhans, la sous-préfète de l'arrondissement, Caroline Ageron, a rendu hommage aux morts pour la France en Indochine, accompagnée d'une vingtaine de personnes, dont de nombreux élus.

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Cérémonie Indochine Louhans 2026
La sous-préfète de l'arrondissement, Caroline Ageron, a lu le message ministériel.

Sous une pluie battante, les drapeaux se sont levés pour un moment hors du temps propice au souvenir, ce lundi 8 juin, au monument aux morts de la Guerre 1914-1918 de Louhans. Les morts pour la France de la guerre d’Indochine (19 décembre 1946 – 1er août 1954) ont reçu un hommage, 46 ans après l’inhumation du Soldat inconnu d’Indochine parmi les morts de la Grande Guerre, à Notre-Dame-de-Lorette. Cet hommage a associé Michel Martin, dernier combattant de cette guerre dans l’arrondissement de Louhans, décédé à l’âge de 99 ans, le 14 février dernier.

Une guerre qui « divisait les consciences françaises »

En présence d’une vingtaine d’élus, Caroline Ageron, sous-préfète de l’arrondissement, a lu le message ministériel. « Ils étaient fantassins, cavaliers, légionnaires, artilleurs, parachutistes… Et avec eux, des milliers de Hmongs, Vietnamiens, Laotiens et Cambodgiens qui combattirent sous le drapeau de la France ou à ses côtés et payèrent ce choix du prix le plus lourd ». 83 300 soldats sont morts pour la France durant les sept ans et demi de guerre, dont 12 000 légionnaires, 15 000 originaires d’Afrique, et 27 000 d’Indochine. Une pensée particulière a été adressée aux captifs des camps du Viêt-minh. « Sur les 40 000 soldats faits prisonniers, près de 30 000 ne sont jamais revenus. »

Cérémonie au monument aux morts à Louhans
Victime d’un infarctus le 31 mai dernier, le maire, Frédéric Bouchet, était présent à la cérémonie.

Avant un dépôt de gerbes effectué par le maire, Frédéric Bouchet, et le vice-président du Département, Anthony Vadot, Caroline Ageron a rappelé que « cette guerre, lointaine et difficile, divisait les consciences françaises ». « Pourtant, au milieu des douleurs irréparables de l’Histoire, leur fraternité d’armes témoigne d’une lumière qui ne s’est jamais éteinte. Paix aux hommes de guerre qui se sont tant battus. »